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lundi 7 décembre 2020

PoUSsIèrEs

Vous soufflez sur la poussière comme le loup qui cherche à faire s'envoler les maisons des trois petits cochons.

Bien sûr il en reste encore un peu. Il faudra finir au plumeau.

Bien sûr qu'elle s'envole pour aller se reposer ailleurs. 

Bien sûr qu'elle rentre dans vos narines.

Bien sûr que... ATCHOUM... 

Bien sûr...


Maintenant le livre est là dans vos mains. Vous savez parfaitement ce qu'il contient. Des photos, vieilles, jaunies, décrépies. Des souvenirs, effrités, illisibles, retenus par un morceau de scotch. Et pourtant vous hésitez à l'ouvrir. Voulez-vous vraiment revenir en arrière ? 

L'ouvrage usé mais non terminé vous regarde sans vous juger. Comme trois points de suspension au bout d'une phrase... 

Voulez-vous continuer ? L'ouvrage s'étend sur plus de dix ans, avec des périodes de pause, des périodes de promesses, cette-fois ci je le fais et je m'y tiens de façon régulière, qui durent quelques semaines, quelques mois au mieux. 

Et puis vous avez grandis. Les premiers textes, les premières réflexions, vous savez qu'elles ne vous correspondent plus. Vous savez que vous n'y croyez plus. En le regardant plus attentivement, vous avez l'impression de tenir la créature de Frankenstein dans vos mains. Un livre qui regroupe votre adolescence, votre vie de jeune adulte, vos rêves oubliés. 


Que faire ? 


Vous l'ouvrez. Vous relisez avec nostalgie certains de vos œuvres, parfois surpris de la qualité, parfois grimaçant devant une faute d'orthographe (et pourtant vous en faites encore aujourd'hui), parfois en ayant envie de déchirer certaines pages aussi... 

Vous arrivez à la fin. 

Le livre est toujours dans vos mains. 

Alors, vous le continuez ou le remettez sur l'étagère ?


Pour ma part, j'ai décidé de lui redonner sa chance.


A bientôt.   

jeudi 13 novembre 2014

OLd ThiNgS

*** by karamelo-serenity


Ce matin quand je suis descendue déjeuner.
Comme d'habitude.
Il n'y avait personne dans la cuisine.
Comme d'habitude.
Je vais ouvrir au chat.
Comme d'habitude.

Je suis une lève-tôt et souvent, je prépare le petit déjeuner pour toute la famille. Alors, je m'y met. Je sors la confiture.
Comme d'habitude.
Puis une tasse pour le café de papa et un bol pour maman. Alors que je pose la main sur la poignée du placard, un bruit me fait me retourner. Que vois-je ? Un minuscule papy qui essaye de poser une tasse - apparemment - sur la table.

" EH ! que faîtes-vous là ?" aurait été une chose à dire, mais bloquée par la surprise, c'est juste un :
"EH ! Que faîtes-vous ?" qui est sorti.
"- Je met ma tasse sur la table. Moi aussi je veux prendre mon petit déjeuner.
- Comment êtes-vous rentré ?
- Comme le chat, par la porte.
- Que faîtes-vous là ?
- Je vous l'ai dit, je met ma tasse sur la table, je veux petit déjeuner."

Je passe une main sur mon visage, à la fois par découragement et pour cacher mon sourire. Je me sens.... désemparée. En même temps comment faire devant tant d'audace ? Pour me donner le change, je regarde le papy. Il est tout petit. Il a une cape d'une autre époque. Il est tout fripé. Comme une très très très très vieille pomme. Il est trognon. Trognon de pomme. Je laisse échappée un sourire de ma blague. Très nulle au demeurant.

" - Pourquoi tu souris ?"

Je rouvre les yeux et sursaute, le bonhomme est juste sous mon nez, accroupis sur la table. Je recule de surprise.

"- Euh, hum, euh, je me disais que vous ressembliez à une vieille pomme.
- Ce n'est pas très drôle, et plutôt assez proche de la vérité en fin de compte.
- Et que du coup, vous étiez trognon. "

Ah mon grand étonnement, le vieux papy se mit à rire. A rire. Puis il me regarda.

" - Tu veux bien petit-déjeuner avec moi ? "

Je n'ai pas osé dire non. Je ne sais pas pourquoi. Il me plaisait bien ce petit papy. Et puis il n'était pas désagréable. Pas malpoli. Et il y a quelque chose dans son rire. Je prens mon petit déjeuner avec lui. En face de lui. Il ne mange grand'chose, je suppose qu'à cet âge là on ne mange plus beaucoup. Même si sa vivacité m'étonne un peu quand même. Et puis il y a cette lumière dans son regard quand il parle.

Je suis tellement captivée que je n'entend pas ma mère descendre les escaliers et je ne la remarque que lorsqu'elle ouvre la porte et entre dans la pièce.

" Bonjour Maman, je peux tout t'expliquer !" phrase basique, mais je panique un peu.
" - Expliquer le vacarme que tu fais depuis tout à l'heure ? Qu'est-ce qui te fais autant rire toute seule ?
- Je discutais.
- Avec qui ? "

A ce moment je me tourne vers le petit bonhomme avec un regard complice, ne comprenant pas ce qu'elle ne comprends pas.

Je me retourne, il n'y a ni tasse, ni grand-père dans la pièce. Juste l'écho d'un rire...

jeudi 6 novembre 2014

MaRmOTtes



Ce sont d'abord des cris. 
Un cri. 
Cri d'alarme, cri de danger. 
Une sentinelle crie et c'est toute une armée que vous entendez. 
Echo répété. 
Où est-elle ?

Pas la peine de chercher,
Elle a déjà disparu dans les rochers.
                                                             Qui ? Elle.
Elle ? La marmotte.

Petite boule de fourrure. 
Brun, gris, doré... 
Allongée sur un roc, broutant dans l'herbe, 
Elle vous regarde passer sans que vous ne la remarquiez.

Cri. Contre vous.
Contre un chien.
Contre un rapace.
Vous cherchez.

Trop tard.

Et soudain. Là !
Un museau qui remue.
Des oreilles à l'affût.
Elle est là.

Boule de fourrure. Se rembourrant pour le dur hivers.
Des jeunes jouant dans les rochers.
Un bébé et sa mère.

Du coin de l’œil elle surveille. Veille.
Immobilité. Sentinelles dressées.
Un cri, et la voilà partie.

Celle qui se réchauffait sur le rocher. Envolée.
Celle qui mangeait dans le pré. Volatilisée.
Celles qui jouaient à se courir après. Évaporées.


                 


Pour surprendre ces sentinelles.
Patience.
Silence.

Et elles pointent le bout de leur nez.
Jusqu'au prochain danger.

jeudi 9 octobre 2014

MoNTagNe










La montagne... Cela ne fait que quelques années que j'ai découvert la montagne l'été...Et... j'ai eu un coup de foudre. Je ne me lasse pas de regarder ses paysages démesurés. Tellement magiques, magnifiques, merveilleux, qu'ils me donnaient parfois les larmes aux yeux. Et me faisaient vraiment ressentir mon impuissance, ma fragilité humaine. Quand vous marchez dans une gorge avec un glacier au-dessus de votre tête. La seule pensée que vous puissiez avoir c'est "Si ça se décroche, je suis morte". Là pour le coup, courir ne servirait à rien. Pas plus que de partir à temps.

Cette impression de grandeur. 
D'insignifiance. 

Ces nuances de vert, de tout les verts possibles et imaginable. Du vert-jaune très clair au vert foncé des sapins, il y sont tous. 
Tellement plus nombreux que dans votre imagination. 
Tellement nombreux et variés qu'on se demande si un peintre avec sa palette pourrait tous les retranscrire. 

Et puis il y a l'air. L'air frais et froid qui rentre dans vos poumons.
Inspire. 
Expire. 
Purifié. 

Un peu comme il existe la folie des profondeurs, à la montagne, vous avez la folie des grandeurs. Pas celle qui vous monte à la tête et qui vous la fait perdre. Non celle qui vous donne envie de monter, monter là-haut, tout là-haut. Le plus haut possible. 
Vous rapprocher du ciel.

Seulement, il y a quelque chose avec la montagne. C'est que c'est tellement énorme, tellement grandiose, tellement magnifique, que les distances en sont distorsionnées. Un sommet peut vous donnez l'impression d'être à quelques minutes de marches, alors qu'en fait il est à quelques heures. Cinq cents mètres sont en fait des kilomètres. Mais quand il n'y a pas de repère, comment le savoir ?

De même, quand l'envie vous prends de regarder autour de vous pour débusquer chamois, marmottes à l’œil nu... Quelle taille sont-ils censés avoir ? Un centimètre ? Deux millimètres ? Aucune idée.


Autant par son aspect, sa taille, ses couleurs, sa météo, la montagne nous domine, nous dévore, nous surpasse, nous contrôle. Aussi imprévisible que le vent. Aussi dangereuse que la mer. 

Mais j'en suis tombée Amoureuse. 

Amoureuse des grandes balades, longues, éreintantes, en pleine nature, sans croiser âme qui vive. 
Amoureuse de son aspect, de sa taille, de ses couleurs, de sa météo, son imprévisibilité. 
Amoureuse de son air vivifiant et du vent qui souffle au sommet des grands pin.
Amoureuse de sa kyrielle de paysages, tous différents mais uniques.
Amoureuse de ses ruisseaux, vagabonds, joueurs, grondants.
Amoureuse de ses surprises au détour d'un sentier.
Amoureuse de son caractère intimidant.
Amoureuse de mon insignifiance. 
Amoureuse de ses caprices.

Amoureuse....

jeudi 25 septembre 2014

Je chante pour....

Bon, pour le premier article je ne me foule pas. Voici un de mes écrits d'inventions à un concours blancs de français de première. C'est le seul que je vous mettrez, car c'est celui dont je suis le plus fière, et que bon, mon style a quand même évolué depuis. Enjoy !


Je chante pour l'amour
Ce grand savant universel,
Briseur de cœurs et forgeur de peines ;
Pour ces regards brillants de fièvre,
Ces baisers au goût de miel,
Échangés à Brest, sous la pluie,
Qui éclaboussent de bonheur
Les amoureux réunis.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante aussi pour la mort,
Ce sommeil éternel, ce repos immortel ;
Pour les grands oiseaux écrasés
Ou les vers de terre enterrés ;
Pour la tristesse infinie, la douleur immense
Qui laisse au plus profond des cœurs
D'intenses absences.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la paix,
Et le joyeux chant de la colombe,
Guérie, buvant dans la fontaine de Jouvence ;
Pour que de nouveau résonne
Le rire clair et gai des enfants,
Et que la terre pardonne aux hommes
Les cicatrices béantes sur son sein.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la guerre
Pour ces morts par milliers,
Pour tous ceux que l'on a oubliés ;
Pour la boucherie, le carnage, les atrocités,
Et pour toutes les amours déchirées ;
Pour tous ces innocents, tués dans la beauté d'une vallée,
Et toutes les cicatrices, à jamais ouvertes.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la liberté,
Ces mots, ces couleurs mélangés.
Pour une idée dans ma tête,
Pour un voile sur une femme,
Un texte au-dessus du maquis,
Pour un groupe rassemblé,
Pour une vie sans frontières.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour l'emprisonnement,
Pour ces barreaux aux murs,
Pour ces têtes baissées, vides, silencieuses,
Pour une bulle d'acier autour d'un cœur d'or.
Pour ces petits martyrs, sans doigts ni langue,
Qui frappent, de leur tête, ces murs maudits ;
Pour ces prisons froides et trop nombreuses.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour le courage,
Pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux,
Pour ceux qui s'engagent au détriment d'eux ;
Pour ces braves affichés sur fond rouge
Pour les sacrifices volontaires,
Pour ces combattants valeureux
Qui défendent leurs opinions.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour les lâches,
Pour ceux qui s'égarent dans la mélancolie,
Ceux qui content leur peine d'avoir perdu leur pays ;
Pour la mauvaise tristesse qui abîme le cœur
Dans un gouffre sans fin ;
Pour ceux qui s'effacent et qui ont peur
Des coups, de la vie, des mots.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour une histoire,
Réelle, imaginaire, passée, future,
Pour toutes ces aventures
Ordinaires, extraordinaires,
D'un ou d'une décennie ;
Pour une bicyclette oubliées,
Pour ces petits rien qui font tout.

  • Tu vas mourir poète.

Alors je ne chanterai plus ;
Ni pour les baisers volés,
Ni pour les vengeances oubliées.
Je tomberai, effacé, dans le néant.
Qui sera là, pour chanter
La neige qui tombe, une charogne sur la voie ?
Toi ?

  • Je chanterai poète.
Je chanterai pour l'Espoir,
Celui que tu m'as insufflé.
Je chanterai pour une fenêtre ouverte,
Un chat tué, et tout ce que tu as oublié de chanter.
Je chanterai pour toi,
Et tous ceux qui sont passés avant toi.
Et d'autres chanteront après moi.
Pars, Poète. Meurs en paix,

Tu ne seras pas oublié.

mercredi 18 juillet 2012

Oh qu'est-ce qui pique ce hérisson !






D'abord c'est un petit museau. Qui renifle et s'agite. Ensuite c'est un tas de piquant. Qui avance dans votre jardin. Et soudain s'immobilise, que se passe-t-il ? Danger ? Le tas devient une forteresse imprenable avec des épines dans tous les sens. Et qui s'y frotte s'y pique ! Défense efficace qui décourage n'importe quel prédateur, même mon chat. Mais pas moi. On retourne la forteresse pour découvrir un petit visage en cœur. Si joli et si mignon. Rien à voir avec l'hostilité de tout à l'heure. Charmé vous le reposez à terre et la boule se déplie et quelques secondes plus tard à filer hors de votre vue. C'est qu'il est rapide l'animal. Ne vous fier pas à sa petitesse et à son allure d'apparence pataude, sinon, il risque de vous surprendre.

lundi 16 juillet 2012

Coquericot !























Fleurs rouges éphémère. Sur fond vert d'horizon.
Fier comme un coq. Léger comme un papillon. 
Noir, blanc ou blanc, noir.
Lueur rouge d'espoir.
Un jour fleurit. L'autre jour aigrit. 
Douceur de soie. Couleur des rois.
Repaire d'insecte et de goutte d'eau.
Beauté fragile à saisir dans l'instant. 

lundi 9 avril 2012

Dialogue surréaliste.

Là, je me fais plaisir. Parce que ce dialogue est un concentré de caricature de prof, de délire personnel, de référence littéraire et HK3, donc à moins de faire partie de cette classe, de mon groupe d'ami, et d'être moi ou Fanny, vous ne pouvez pas y comprendre grand chose. Je vous laisse quand même lire ce texte... Même si avec le Bref, certaines références vont s'éclairer. Bon courage, vous n'en reviendrez pas indemne.

" - T'en rend pas malade quand même, ça sert à rien...
- Je sais, mais c'est fort peu agréable.
- Je ne doute pas de ton euphémisme.
- Tant que Je ne passe pas dans l'expression hyperbolique.
( jusque là, ça va... non ? )
- Tu deviens hugolienne très chère.
- Meuh non, je suis juste dans la restriction de champ stendhalienne.
- Ma pauvre, encore un peu et ça sera le TABLEAU !
- Tant qu'on ne perds pas ça.
- Es-tu sujette au moins?
- Je préfère voler à cheval.
- Ah, pas être sur le dos d'un éléphant rose?
- NON ! Surtout pas ! Me fait pas dire ce que j'ai pas dis !
- Roh, mais pars pas voyons !
- Et si, je vais catacloper.
- Et patati, et patala et patamou, il y a URGENCE, Hein !
- Vite, tous au répertoire !
- Homéothéleute lance figure de style contre Erasme, c'est très efficace !
( là, vous commencez à pédaler dans la semoule )
- Erasme réplique avec devotio moderna. Homéothéleute perd 20 P.V.
- Victor Hugo prête main forte à Erasme, ensemble ils lancent Mitterand sur Homéothéleute.
- Mais voilà un géographe sans le sens de l'orientation qui donne les Vieux de Jacques Bref à Homéothéleute.
- Homéothéleute utlise berceuse assomante, Victor Hugo et Erasme sont K.O.
- Pffff, Pim's a encore gagné.
- Pim's gagne une fiche sur Hugo, ainsi que 30 min de contact social.
- Et la pluridisciplinarité alors ?
- Pokémon trop rare, j'ai pas de Master Ball.
- Tant que tu as l'ENS.
- Pitié, pas ça, je préfère une khôlle !!!
- Aha ! Tu vas goûté à ce qui compte en tant que ça compte !
- NOooooooooooon, je veux pas finir comme Paul Auster !
- Mais non, on va te faire un petit lifting à la Daisy Miller.
- Pas Henry James ! Quand on les attaques, les Henrys contre-attaquent.
- Pas d'auteur, pas de texte, pas de texte pas de livre, pas de livre pas de lecteur, pas de lecteur... pas de lecteur...
- Bravo, oui, c'est tout à fait ça !
- C'est trop didactique pour moi ça, j'ai des problèmes !
- Oh, arrête avec ton présent gnomique...
( et maintenant, vous êtes perdus... Bienvenue en prépa.. )
- Et toi avec ton ton péremptoire !
- Tant qu'on reste dans l'image matricielle.
- Mais qu'est-ce que la matrice selon Robespierre.
- C'est un miracle révolutionnaire pour un caillou.
- Une révélation héliotropique ! Un caillou ça ne pense pas !
- Les tropiques, c'est de la sous-conversation.. Bah, oui, parler de plage et de cocotier à soi-même, avant d'exprimer son besoin de vacances, c'est du Nouveau Roman.
- Nouveau, nouveau, c'est vite dit, ça reste quand même une analyse historique des termes du sujets...
- Où est passé la liberté ?
- La liberté est revenue, je rentre !
- Le beau sacerdoce, mais faut-il que je sorte ?
- Il va faire tout noir !
- Mais qu'on lui coupe la tête, lui torde le cou, le balance par la fenêtre !
- Et Dieu et les Martiens, ont-ils une raison ?
- Restons en dehors de la désindustrialisation, il faut mieux rester au parking.
- Parce que... de toute façon, un bon réalisateur, c'est comme un indien, il est mort !
- Pardon je n'ai pas compris, auriez-vous l'aimable obligeance de répéter s'il vous plaît ?
- C'est pas grave, er r'comincheuh."

Et là vous êtes morts. Non je plaisante, mais votre cerveau doit tellement fumer que l'on pourrait y faire cuire un oeuf...
Maintenant vous comprenez nos souffrances...

A l'origine, ce texte était censé lui aussi donné lieu à une représentation au Khâgnavale ( non, vous ne voulez pas savoir ce que c'est... et si vous voulez vraiment tapez Khâgnavale Faidherbe sur youtube il y a quelques vidéos sympa qui circulent... ) mais pour les raisons évoquées précédemment, il n'y a pas eu de suite. Donc autant que ce charmant texte ne se perdent pas...

Bref, j'ai levé le doigt à un cour de philo.

Bref, c'est la mode, tout le monde en fait, des copies, des écrits, des bonnes, des moins bonnes, BREF !
Pour notre cher khâgnavale de prépa, et en tant que HK3, il nous fallait faire un ... truc. Spectacle, comédie musicale, one man show, danse, théâtre... un truc quoi. On a décidé de faire un Bref. Ou plusieurs. Par manque de temps, de coordination, d'organisation, un seul fut réalisé, celui-ci :




Cependant, il en existe un autre, et pour ne pas qu'il se perde, je vous le retranscrit ici. Ne vous inquiétez pas pour les droits d'auteur, l'auteur est d'accord. En fait pour ne rien vous cacher, il tape même ces quelques lignes... Bref, je vais pas vous faire attendre plus longtemps. Voici donc une parodie de Bref : Bref, j'ai levé le doigt à un cours de philo.

Aujourd'hui, j'ai fait un truc que je fais jamais, j'ai décidé de participer à un cours de philo. C'était la rentré, le nouvel an, j'avais pris de nouvelles résolutions. Donc j'ai commencé par écouter le cours, au bout de cinq minutes, ça me saoulait déjà trop. Il avait dis trois phrases, parlé de cheval qui vole... ou pas, d'éléphant rose victimes d'hallucination sur Dieu et les Martiens. Qui en fait, sont des extra-terrestres. Bon, mais le cheval, il vole en fin de compte ?
Après, je me suis demandé si c'était pas lui qui hallucinait, mais j'ai rien dis. J'ai rien noté non plus. J'ai voulu faire une bataille navale avec ma voisine, mais elle dormait, alors je me suis rappelé mes bonnes résolutions. J'ai levé la main.
Il m'a regardé avec son sourire bizarre. J'ai déglutit. J'ai voulu faire AAAAAAAAAAAH et je lui ai demandé si les hallucinations des éléphants roses sur Dieu ne pouvait pas être une manifestation de leurs raisons. Son sourire a disparu et j'ai douté sur la pertinence de ma question. Il m'a répondu : " Me faîte pas dire ce que j'ai pas dit, il faut être sujet. " J'ai failli lui demandé s'il fallait mieux être je, tu, il ou nous, vous, ils... J'ai hoché la tête et là il a sorti que j'avais de beaux yeux. Avec le sourire qui fait peur. Je me suis vu me lever, sortir en courant, après lui avoir foutu un coup de boule sur le front et un coup de pied dans les... J'ai fait mine de noter un truc important. Il a repris son cour. A un autre moment, j'ai de nouveau rien compris. Encore plus que d'habitude. Alors j'ai voulu relevé la main. Mais là, j'ai eu un flash, je le voyais me courir après, après le cours, prendre mon numéro, et finir enfermé chez lui avec ses 5 chats. Je n'ai pas levé la main. J'ai rien compris. Mais je suis libre d'être sujet.

Bref, j'ai levé le doigt à un cour de philo.

samedi 29 octobre 2011

Numéro 27

Numéro 27

Il en était à sa 26ème victime, ouais 26. Un beau chiffre. Un chiffre pair. 26 victimes. Et pas que dans son quartier, ah ça non ! Dans toute la ville. Et que des femmes en plus. Ouais, du boulot. Bon, d’accord, une fois il avait eu un homme. Mais c’était par erreur. Il se voulait professionnel. Il ne voulait pas, ne devait pas commettre la moindre erreur. S’il ne voulait pas courir d’ennuis. Il calculait tout. Tout d’abord, établir l’emploi du temps de la victime. Repérer les moments où elle est seule. L’attaquer par derrière et s’enfuir avant que la victime ait le temps de donner l’alerte. A ce moment-là, il avait un frisson. Le frisson du travail bien fait. Ouais, du travail bien fait. Il était un artiste. L’artiste le plus accompli de la ville même. C’était certainement de la prétention, mais étant le seul criminel en son genre des environs, pouvait-on vraiment dire que c’en était.

Une horloge, quelque part, sonna. 4h. C’est l’heure. Il se leva du canapé, évita les quelques canettes de bière, éteignit la télé, lança la fléchette avec laquelle il jouait depuis un moment déjà et fit la grimace quand elle se planta dans la zone 10. Mauvais. Heureusement qu’il était plus adroit dans ses affaires. Un sourire se dessina doucement sur ses lèvres. Ses affaires. Mon Dieu, qu’il lui tardait d’être à celle de tout à l’heure. Il en jubilait d’avance. Lire l’étonnement sur le visage de sa victime, puis la peur, l’acceptation ; quand elle s’abandonne à son sort. Et puis le cri, ou l’absence de cri, mais avec quand même la volonté de crier. Le cri silencieux était son préféré. Cela voulait dire qu’il avait été assez rapide pour qu’il n’ait pas le temps de prendre forme. Oui, il espérait ce cri silencieux. C’était l’apothéose de son crime. Il alla à sa penderie. Comment allait-il s’habiller ? Car choisir ses vêtements était tout sauf anodin. Il fallait opter pour des habits discrets et passe-partout et qui dissimulait surtout ses traits et son visage. C’était une étape méticuleuse et il y accordait beaucoup de soins. Une fois prêt, il s’admira un instant dans la glace.
Il ne pouvait tenir en place, de jubilation. Il se rua dans les escaliers, émergea dans la rue et se dirigea vers le lieu du crime. Il dû se retenir de courir pour y arriver. Là, il s’approcha, tel un fauve et jeta un œil dans la boutique. La victime était bien là. Comme prévu. Elle avait presque fini. Il sourit. Cela allait être plus amusant que prévu. Il se fit violence pour ne pas se frotter les mains. Et pour ne pas avoir l’air suspect, il se mit à lire les différents panneaux publicitaires. Elle sortit, enfin ! Elle lui tournait le dos. Tête nue. Nuque dégagée. Il se mit à la suivre. A chacun de ses pas, son excitation grandissait. A un moment il n’y tint plus, il se mit à courir. Sa proie ne se retourna même pas. Il la rattrapa rapidement et au moment où il la dépassa, il lança sa main dans ses cheveux. Elle eut un cri surpris - dommage. Sa permanente venait de tomber à l’eau, elle était toute décoiffée. Mais que pouvait-elle vraiment crier ? Lui était déjà loin. Et de 27…

Petite nouvelle rédigée pour le journal de la classe, le Petit Monde.

samedi 7 mai 2011

Attentat.







Parce que la vie ne tiens qu'un un fil.
Parce que la mort est éternelle.
Parce qu'il faut se souvenir.
Afin que personne n'oublie.

jeudi 5 mai 2011

Une simple blague / A simple joke.

Voici un petit dialogue écrit d'abord en anglais que dans ma grande mansuétude, j'ai traduit pour vous, et que je vais mettre en anglais à la fin, parce que moi, personellement, je le préfère en anglais. Et comme je suis super nulle pour trouver des prénoms de personnage, ( non, pas que je sois super nulle mais que j'ai super la flemme oui ! ) les personnages s'appelleront A et B. Avec la mère qui arrive après qui s'appellera Maman.


A : Ne t'inquiète pas !
B : Pourquoi voudrais-tu que je m'inquiète ?
A : ... ?
B : Tu caches quelque chose ?
A : Non... mais...
B : Mais quoi ? Tu as vraiment une tête bizarre.
A : Juste au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu es couvert de sang.
B : Oh... C'est tout ?
A : Comment ça, c'est tout ? Tu SAIGNES et tu trouves seulement " c'est tout" à dire !
B : ...
A : Je vais appeler, une ambulance, la police et le FBI si tu ne me dis pas tout de suite ce qu'il se passe.
B : Calme toi...
A : Tu es gravement blessé...
B : Ce n'est pas mon sang...
A : Et tu voudrais que je ... QUOI ?
B : Ce-n'est-pas-mon-sang.
A : Oh... tout va bien alors ?
B : Non, tu devrais vraiment appeler la police.
A : Pourquoi ?
B : J'ai tué Bob.
A : Tu... as... tué... Bob.
B : Humhum
A : Tu as tué Bob. Mais qui c'est ce Bob ?
B : Mon hamster.
A : Tu as tué ton hamster ?
B : Non, si tu veux vraiment savoir, je viens juste de sortir d'un meutre plutôt difficile et je suis le meurtrier et comme tu m'as vu, je vais être obligé de te tuer.
A : * tombe dans les pommes *

Maman : Qu'est-ce que tu as encore fait ?
B : Je ne sais pas je plaisantais juste !
Maman : Oh, mon Dieu, mais tu saignes ! ?
B : C'est du Ketchup...


Et en anglais maintenant..


A : Don't worry ...
B : Why would you like me to be worry ?
A : Ugh.
B : Are you hidding something ?
A : No ... but...
B : But what ? You know that you have a weird face ?
A : Just in case you didn't notice, you are covered of blood.
B : Oh, that's it ?
A : What ? That's it ? You ARE bleeding, and you only find "that's it" to say !
B : ...
A : I'm going to call a ambulancy, the cops and even the FBI if you don't tell ME what happened.
B : Calm down.
A : You have a grave injury...
B : It's not my blood.
A : and you want ME to ... What ?
B : It's-not-my-blood.
A : Oh, every thing is fine so ?
B : No, you really should call the cops.
A : Why ?
B : I just kill Bob.
A : You... kill... Bob...
B : Humhum
A : You... kill... Bob. Who the heck he is ?
B : My hamster.
A : You kill your hamster ?
B : No, if you really want to know, I just get out of a very difficult murder and I'm one of the murderer, and now, I've to kill you, because you saw me.
A : * fall *

Mum : What have you done again ?
B : I don't know, I was just jocking
Mum : My god, you're bleeding !
B : It's just Ketchup !

dimanche 3 avril 2011

Un mot. Un texte.


Texte écrit pour un concours d'écriture sur Reims.

Mot choisi : Tsigane
Langue : Français
Traduction en Français : ...

Tsigane. fermez les yeux. Imaginez.
Le crissement d'un violon que l'on fait chanter.
Des couleurs chatoyantes d'une robe qui virevolte.
Un feu de camps et des ombres réjouies qui tournent sans s'arrêter.
Des pieds qui tambourinent le sol.

Tsigane. Des nuits à la belle étoile.
Réveillé par la rosé dans une brume matinal
Les naseaux fumant des chevaux
Un jour ici, un jour là.
Là où les vents les portent.
Là où vont les nuages.

Tsigane... Un mot chanté.
Un mot murmuré.
Un mot changeant.
Tsigane.
Tzigane.

Plus qu'un mot. Un choix.
Plus qu'un choix. Une liberté.

Tsigane. Presque une caresse. Plus qu'un murmure.

Ecoutez, le vent vous entraine. Respirez ce parfum de liberté. Suivez les nuages, la route est longue. Et peut-être allez vous découvrir cet autre monde, sans barreau.

Tsigane, une vie libre.

dimanche 30 janvier 2011

Nouvelle Année.

Parce que j'ai totalement oublié de souhaiter mes vœux pour cette nouvelle année.
Une preuve pour ceux qui croient que je n'oublie jamais rien.

Et puis c'est aussi la flemme. Tout les ans on souhaite une bonne année. Des fois pour le plaisir, souvent par politesse. Et aussi par coutume, par tradition... Bref. Et aussi pour l'argent. Vous savez, les baisers baveux des vieilles tantes que l'on supporte pour le billet de 20 € qu'elles glissent dans notre main. Enfin, je dis 20 € mais c'est peut-être plus. Et si c'est moins... Vous accepterez d'être dégoulinant de bave pour moins de 20 € vous ? Pas moi.
Donc les nouvels ans. Chez les amis, chez la famille, à regarder Patrick Sébastien, à gueuler à crier tous comme des fous modestement enthousiasmés ( soit par l'alcool, la fatique, l'ennui... bref de multiples raisons) ou trop enthousiasmés ( soit par l'alcool, la fatigue, la joie... bref de multiples raisons )...
Comment ça je suis blasée ?

En même temps... On se souhaite la bonne année pendant au moins... 4 semaines.
Remarque, pour ceux qui ont une mamie qui a Alzeihmer, c'est pratique, tu demande ton argent de poche plein de fois et comme elle a oublié... elle te le redonne.
Le problème c'est que ton grand-père lui n'a pas Alzeihmer... Dommage.

Donc j'en reviens au même point. Il faut souhaiter la bonne année. Avec une belle formulation avec ça. Ben oui, tant qu'à faire, autant bien faire les choses.

Genre, une année sucrée pour émoustillé vos papilles !
ou une année mouvementé pour ceux qui aiment bouger...
Mais bon, chacun va vivre cette année de la façon qu'il a envie de la vivre.

Alors, trouvez une formulation pour 6 milliard d'individus... Un peu trop fastidieux pour moi.
Que dire alors ?

...

* idée *

Pour tout ceux qui liront ce message, et pour tout les autres, je leur souhaite une année. Non pas bonne parce qu'ils risquent d'être déçus, mais juste une année qui soit riche en aventure et en expérience.
Une année qu'ils vont vivre pleinement à fond !
Une année ou ils vont se dépenser, et se fatiguer à vivre.
Une année pleine de joie et de bonheur.
Mais aussi de tristesse et de désespoir.
Une année riche en réussite. Avec plein de déception.
Une année où ils vont aller jusqu'au bout de leur rêve ou tout faire pour y arriver.
Une année de bataille avec des défaites et des victoires mais jamais de découragement.
Une année de rencontre et de dispute.
Une année d'engueulade et de fou rire.
Une année riche en idée farfelue et parfois sérieuse.

Bref, une année comme on aime en vivre, et comme on espère en revivre.

C'est ça que je trouve un peu nulle quand on se souhaite la bonne année, c'est qu'à chaque fois on se dit " bonne année" alors qu'on ne va rien changer et qu'on vivra celle-ci comme la précédente.

Alors pour changer, je vous souhaite UNE ANNEE !

mercredi 5 janvier 2011

Parasite

Parasiteuse d'histoire. Cela ne fera pas un métier, c'est sur. Pourtant...
Pourtant, c'est ce qu'elle était. Elle avais mis du temps à s'en rendre compte, du temps à comprendre.
Parasiteuse d'histoire. Cela n'existe même pas comme mot. Pourtant...
Pourtant c'est ce qu'elle est. Et c'était vrai. C'est vrai. Ce sera vrai.
Mais elle avait mis du temps. Beaucoup de temps. Trop de temps à son appercevoir. Des dizaines d'histoire parasitées. Perturbées. Et certain film aussi.
Pouvait-elle vraiment se blamer de n'avoir rien vu ? Non, car il fallait que beaucoup de facteur entre dans l'équation. Et il fallait beaucoup de hasard. Elle sourit en pensant que son professeur de philo lui répliquerait que le hasard n'existe pas, ce n'est qu'une succession d'action que l'on ne connait pas. Comment s'en était-elle apperçu ?
Par un hasard. Par la chance. ( que disait son prof à propos de la chance d'ailleurs ? elle ne s'en souvenait plus. Mais il devait avoir pour elle autant d'estime que pour le hasard, c'est à dire aucun.)
Elle avait lu, dévoré, adoré un bouquin qui allait avoir une suite. Impatiente, elle avait tenté de l'imaginer, mais en s'incorporant au récit. En s'intégrant à l'histoire comme personnage, envieuse des aventures du héros.
Un an, deux ans peut-être, après la suite paraissait.
Elle l'avait dévoré, lu, relu, et d'autant plus adoré qu'il y avait un personnage qui ressemblait, non pas parfaitement mais presque à celui qu'elle avait imaginé.
En découvrant par hasard une interview de l'auteur, elle avait lu que l'idée de ce personnage lui était apparu comme ça. Au saut du lit. Elle s'était imposée à lui tel l'évidence même.
Elle avait froncé les sourcils et était retournée en cours.
Puis elle avait lu de nouveau. Adoré de nouveau. Imaginé de noveau... et retrouvé un personnage dans une suite d'un livre quasi-identique à celui qui sortait de son imagination.
De nouveau, elle avait haussé les sourcils.
Coïncidence.
Et puis, dans une suite de film, elle retrouva son sosie. Dans une adaptation de livre elle vit sa jumelle.
Elle commença à se poser des questions.
Et de son plein grès imagina la suite d'un film, une suite qui n'était pas prévue. Mais qui sortit quand même. Tout y était. A part peut-être certain décors, certain imprévu du scénario, certain personnage qui avait changé, mais la trame ressemblaitt très fortement, trop fortement à la sienne pour que cela fut une simple coïncidence. Sa seule et maigre consolation fut que le film eut un succès fou.
Maigre consolation car elle venait de comprendre. Elle était parasiteuse d'histoire. Elle l'est toujours.
Elle ne pouvait plus imaginer comme elle avait l'habitude de le faire. Sinon sa force d'esprit et son imagination puissante allées jusqu'à influencer l'histoire et faire apparaître son clone dans le récit de l'écrivain.
Ne plus imaginer.
Ne plus rêver.
Ce fut à ce moment qu'elle arrêta la lecture. Plus de tentation. Plus de bêtise.
Elle arrêta même d'aller au cinéma. De regarder la télé.
Et son esprit, privé de matière première pour la fabrication d'aventure devait se contenter de divaguation quotidienne. Non dangereuse. Mais tellement plus frustrant.
Un jour cependant, elle ne put résister et elle lut.
Avec quel plaisir. Avec quelle délectation. Et elle réussit à brider son imagination.
Contente. Heureuse d'avoir triompher, elle recommença à lire, se croyant hors d'atteinte.
Malheureusement un accident est vite arrivé. A un moment de fatigue, de faiblesse, son esprit divagua. Jubilant d'être libre, il partit aussiôt explorer ses contrées enchantées qu'il ne pouvait plus appenter.
Quand elle se réveilla, le mal était fait. Elle avait imaginé.
Mais cette fois-ci, elle n'allait pas baisser les bras. Elle se mit en tête de rencontrer l'écrivain. Avant qu'il ne soit trop tard. Elle batailla pour avoir son adresse, un rendez-vous, un lieu de rencontre, mais réussis à l'obtenir.
Le plus dur restait à faire, le convaincre que ce personnage était le sien, et qu'il fallait qu'il l'abandonne.
Quand il arriva au rendez-vous, il arbhorrait la mine pressé des gens qui sont trop poli pour vous dire que vous les embettez, et son bonjour sonna comme un "vous me faites perdre mon temps".
Elle ne se démonta pas.
Elle n'en avait pas le droit.
Elle commença par une description détaillée de son personnage. Il fut tellement surpris de découvrir qu'elle connaissait mieux que lui un personnage qu'il avait inventé ( car même ce qu'elle lui disait qu'il ne connaissait pas encore du personnage, il pressentait que cela devait être vrai et que c'est ce qu'il aurait mis, en y réfléchissant ).
Il lui demanda comment elle en savait autant. Alors que lui n'avait ce protagoniste en tête que dans les grandes lignes.
Elle prit une grande inspiration.
" Parce que c'est moi qui l'ait créé."
Bouche ouverte. Étonnement. Stupéfaction.
Puis il compris ce qu'il avait entendu et éclata de rire.
Il ne la croyait pas. Elle haussa un sourcil. Et sans chercher à couvrir son rire de sa voix, elle commença à raconter une histoire. Son histoire.
Au début il n'écoutait rien. Il n'entendait rien.
Puis son rire se calma. Il resta amusé.
Puis son sourire disparut. Il était stupéfait.
Il commence à comprendre. A compatir. Il ressentait même de la tristesse.
La jeune femme ne pouvait plus rêver, elle accaparaissait les rêves des autres.

dimanche 17 octobre 2010

Sous le vent.

L'avez-vous déjà senti ?
L'avez-vous déjà rêvé ?
L'avez-vous déjà suivi ?
Lui avez-vous déjà souris ?

Le vent.

Un souffle, une brise. Un alizé.

Une bourrasque, une rafale. Une tempête.

Un Zéphyr.

Tant de nom, tant de description.

Un vent joueur, qui vous décoiffe.
Un vent discret qui vous pousse en avant.
Un vent malin qui vous rafraichis.
Un vent fier qui vous emporte.
Un vent mécontent qui vous rappelle à l'ordre.
Un vent rêveur qui vous emporte.


Un vent. Le vent. Du vent.



Qui souffle.


Dehors.
Qui fait ployer les arbres. Qui fait voler les feuilles.

Dedans.
Qui vous fait avancer. Qui vous emmène là.

Dehors.
Qui pousse les oiseaux. Qui guide les marins.

Dedans.
Qui vous vide. Qui met le bazar.

Dehors.
Qui pousse la mer. Qui siffle.

Dedans.
Qui vous fait réfléchir. Qui vous pose.



Dehors. Dedans.
Qui vous pousse, en avant.
Toujours.

samedi 4 septembre 2010

Pour un T-Shirt.

Maboumba était grand. Costaud. Sympa. Drôle. Et, d'origine africaine. Il avait un groupe de copain qui comptait une dizaine de gaillard de tout les genres. Ils l'appelait "Le Prince Abou", " Le grand Abou" ou plus simplement " Mab " ou " Abou ". Parfois quelqu'un croyait drôle de l'insulter et aussitôt, Maboumba allait voir le type en question avec toute sa clique et le regardait droit dans les yeux.
" Qu'est-ce que tu as dis ?"
Et le type baissait les yeux. Vaincu.
Abou et sa bande était inséparable. Pendant les récrées, après, avant, à la cantine, dans la rue. Tout le temps ensemble. Abou leur racontait des histoires. Qui font rêver. Qui font peur. Qui font pleurer. Et un jour, après le repas, alors que le grand manitou s'apprêtait à dévorer le chef courageux du village et que tout le monde retenait son souffle, une petite voix s'éleva de derrière le grand Maboumba.
" J'aime pas les Blacks."
Tout le monde resta en apnée. Maboumba se retourne lentement et découvre une petite fille, gringalette, plongée dans un bouquin.
" - Pardon ?
- Je n'aime pas les Blacks. "
L'apnée commença à être difficile, plusieurs personne respire. Mais la surprise ne bougea pas. Personne, personne n'a jamais, jamais insulté Maboumba, enfin si, mais personne n'ai jamais sortit idem d'un tel affront, et l'assistance se demanda ce que le terrrrrrrrrrrible Maboumba réserve à la minuscule fillette. Le roi Abou prit un ton aimable.
" - Et qu'est-ce que je suis moi ?
- Un français. "
La réponse affirmative, suivant au tac au tac, ne souffrait pas de doute. La tension monta d'un cran dans l'assemblée, mélangée à de l'incompréhension. Maboumba leva les bras au ciel dans un geste magistrale pour cacher sa fierté et son trouble.
" - Bon, on va faire au plus simple, de quel couleur est ma peau ?
- Hum, je dirais de couleur chocolat noir à 75%, quoique le café Arabica à aussi des tons dans ce goût là, mais arrête-moi si je me trompe, j'ai beaucoup de mal avec les nuances du marron. "
Stupéfaction totale. Plusieurs froncèrent les sourcils, quelle inconsciente ! D'autre restèrent abasourdis, se demandant où elle va en venir. Maboumba la regardait, elle, elle ne levait pas le nez de son livre, imperturbable. Pour se rassurer, Abou jeta un oeil parmi ses camarades, non, il était bien le seul de couleur. Il s'accroupit alors à la hauteur de la petite.
" - A qui parles-tu ?
- Personne.
- Bon, de qui tu parles alors ?
- Personne."
Les répliques fusent, tellement rapide qu'elle en deviennent incontestable. Elle n'avait pas daigné lever les yeux, ne sentant pas le danger. Exaspérant le Prince Abou. Un Prince plus perdu qu'en colère à présent, il sentait qu'un petit quelque chose lui échappait - c'était vraiment le cas de le dire- et il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Et ça l'embêtait. Un peu. Beaucoup. Il attendait qu'elle s'expliquait, mais comme elle restait muette, il réitéra sa question, poliment. Le plus qu'il put, tentant de masquer son impatience et son incompréhension.
" - A personne dis-tu ? "
Elle soupira, comme si la réponse était l'évidence même. Elle le regarda, à la limite de l'ennuie.
" Sauf si tu aimes tellement ton T-Shirt, et que tu l'idolâtre tellement que tu le personnifies."
Silence consterné. Plus personne ne comprenait rien. Se moquerait-elle du monde ? Et pourtant, elle avait l'air si sérieuse. Si sûre d'elle.
" - Je ne vois pas ce que mon T-Shirt viens faire là-dedans !
- Je n'aime pas les Blacks. "
Abou se retint de hurler le " je sais " qui lui picotait la langue.
"- Et ?
- Et c'est le nom du groupe de musique qui est inscrit sur ton T-Shirt."
Un grand silence suivit la déclaration. Abou ne savait que faire. Puis il se dérida et partit d'un tonitruant éclat de rire, rapidement repris par l'ensemble de ses amis. Puis le groupe s'éloigne, la cloche à sonner.
Sans voir le discret sourire qui vient de se peindre sur la petite lectrice.

dimanche 15 août 2010

" Dis Papa.... "

" - Dis papa, on peut toucher la lune ? "

Le papa regarde sa montre, regarde son travail, regarde son fils qui lui sourit, re-regarde son travail, re-regarde sa montre et soupire.

" - Je ne sais pas mon bonhomme, va demander à ta mère. "

Le petit perds un peu de son sourire, c'est qu'il est occupé le papa, il le sait, mais il n'a jamais le temps... Et puis, maman, elle est pas la, elle non plus. Elle est partie. En claquant la porte, il s'en souvient bien Benjamin. Alors, il reste là, debout, dans le bureau de son père, il tourne, il regarde les affiches, les graphiques, et soudain, il y a une question qui vient. Une question importante qui lui tourne en tête alors il revient se poster près de son père, observe un peu son travail, prends une inspiration comme s'il s'apprêtait à plonger, referme la bouche, pas assez d'air. Il semble guetté le bon instant. Alors, il attend encore un peu. Il se dandine, il réfléchit, mais la question est toujours là. Elle en devient entêtante, insupportable, elle lui tourne en rond dans la tête. Et quand il l'a bien apprivoisé, il se tourne de nouveau vers son père, prends de nouveau une grande inspiration - cette fois-ci ça y est, c'est la bonne - et lui demande d'une petite voix...

" - Dis papa, pourquoi les poissons ils respirent sous l'eau ? "

Ce qu'il ne sait pas Benjamin... Et il ne peut pas le savoir, il est trop petit, c'est que son père ne peut pas répondre à ses questions, car ce sont des questions d'enfants et elles demandent beaucoup de temps et de patience. Car les réponses ne sont pas évidentes. Car en fait, quand un enfant pose une question, il n'attend qu'une seule réponse, celle qui le fera le plus rêver. Les explications rationnelles ne lui conviennent pas, elles sont trop adultes, et l'enfant ne veut pas devenir adulte. Dites lui que les poissons respirent sous l'eau grâce à des poumons spéciale et que c'est par hasard qu'il ont pris tel forme ( ou alors allez vous amuser à leur expliqué la génétique ) il ne comprendra rien et vous reposera la même question, car cela ne lui conviendra pas. Mais dites lui que les poissons respirent sous l'eau parce que comme ça ils échappent au terrrrrrrrrrible dragon qui mange les petits garçon, ou parce que comme ça ils voient le monde à l'envers, là, ils vont comprendre tout de suite et s'en iront satisfait... Avant de venir vous demandez si les gentils petits poissons n'ont pas mal à la tête de voir le monde à l'envers...
Car vous le savez bien, ses questions n'ont pas de fin. Il y en aura toujours une pour suivre la précédente... Et vous lancer dans ce jeu interminable ne vous branche pas. Du tout.

" - Je ne sais pas Ben, demande à nounou... "

Mais Nounou n'est pas là... Il n'y a que toi ici papa... Mais comment pouvez-vous le savoir ? Vous qui êtes prostré dans votre monde d'adulte ?
Car on a beau dire que c'est votre fils. Vous avez beau pensez le connaître, il est encore dans la bulle de l'enfance, et vous, déjà dans le monde réel. Il y a cette barrière qui existe. Invisible, infime, et pourtant présente.
Il reste là, vous regarde, attendant que vous changez d'avis, attendant que vous ouvrez la porte et que vous redeveniez un peu gamin, vous aussi...
Mais son attente ne fait que vous agacez et d'un geste, vous le congédiez, comme un simple domestique. Ne lui octroyant même pas un regard.
L'instant est passé. Il part, emmenant avec lui sa bulle d'iréelle. Vous le regrettez déjà, mais il est trop tard pour faire machine arrière. Et vous restez enfermé dans votre monde terne et plein de problème...

samedi 6 février 2010

Concerto pour la Vie en Trois Mouvements

Premier Mouvement.

Oublie.
Oublie quoi ?
- hausse les épaules - Je ne sais pas.
Alors pourquoi tu me demandes d'oublier ?
Je ne sais pas.
- rire - Tout ceci n'a pas de sens...
Ah, parce que la vie à un sens maintenant ?
- interloqué - Ben... Oui, tu en savais pas ?
Non, je ne pensais pas que quoique se soit puisse avoir un sens ici bas.
La vie a le sens que tu lui donne.
Et si je ne veux pas lui en donner un ?
Alors tu ne la mérites pas.
- choqué -Je devrais mourir ?
J'ai dis que tu ne la méritais pas. Pas que tu devais mourir.
Je ne comprends pas.
Le contraire m'eut étonné.
Tu ne cesse de me surprendre.
- soupire - La vie fais de toi ce que tu es. Mais ce sont tes choix, tes embuscades, qui te donne de l'expérience, tout ce qui fait la vie. Donc tu fais de ta vie ce qu'elle est. Si tu ne veux pas lui donner de sens, c'est comme si tu refusais de te donner un sens à toi-même. Tu refuses ta propre Vie. Tu tourne le dos à ta propre existence.
Parfois, on a pas envie de faire face, on veut faire demi-tour et s'enfuir.
La vie n'est pas facile. Celui qui t'as fait croire ce mensonge t'as envenimé. La vie n'est pas facile. Elle te teste, en fonction de tes choix, et si tu n'est pas capable de les assumer, alors, c'est que tu n'est qu'un lâche et qu'importe ce qui t'arrivera.
Je crois que je commence à comprendre.
Commencer n'est pas suffisant. Il n'y a pas de commencement, il y a tout, il y a rien, mais pas de peut-être. Quand tu fais un choix il n'y a pas d'hésitation. C'est oui ou non, noir ou blanc. Tu comprends ou tu ne comprends pas.
Et pour ceux qui doivent apprendre ?
Ils doivent apprendre vite. Ou ils n'apprendront jamais.
Tu me décris un monde sans pitié.
La vie est sans pitié. Il n'y a pas de justice.
Je ne sais plus si je veux vivre.
- sans pitié - Alors tu fais parti de ceux qui abandonne et qui laisse leur vie décider a leur place. Qui laisse la mer les projeter sur les rochers, et qui se moque de mourir ou non.
Je n'ai pas envie de mourir.
Alors bat-toi !
Me battre ? Au nom de quel idéal ?
Au nom du tiens. Défend-toi, bat-toi, vis, pour toi, pour les autres, pour toutes les motivations qui te font te lever le matin !
- ne réagis pas -
- calme son enthousiasme - La vie est vaine, mais elle est précieuse. La vie est dure mais elle est tienne. La vie est incompréhensible mais elle n'est qu'éphémère. C'est à toi de faire tes choix, je ne que te donner le goût de vivre, je ne peux pas vivre à ta place. Je te promulgue mes conseils mais tu peux choisir de ne pas m'écouter. Il n'y a pas meilleur sourd que celui qui ne veux pas entendre.
Pourquoi tu fais ça ?
Qui sais, peut-être que je te donne une seconde chance. Peut-être que je crois en toi. Peut-être que tu me rappelles quelqu'un. Peut-être que... Je n'en sais rien.
- se lève - J'ai pris ma décision.
- le regarde, intéressé - Oui ?
Je dois y retourner. Pour tout ce que tu m'as dit. Pour ne pas me décevoir mais pour ne pas non plus décevoir ceux qui crois en moi, qui m'aimes et que j'aime.
Tu es sur de ton choix ?
Oui. Merci à toi, Ombre de Vie, Ange de la Nuit.
Pars, ne reste pas.
Tu vas me manquer.
Qui te dis que je vais te quitter.
- souris pour la première fois - Tu vas me manquer - il plonge -

Deuxième Mouvement

- Regardez, regardez, il ouvre les yeux !
- Ben mon vieux, tu nous as fais peur !
- Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Tu nous l'as sauvé Jules !
- Tu dois une fière chandelle à Jules !
- Qu'est-ce qui t'as pris de faire le malin devant les filles !
- Heureusement que Jules est là...
- Et heureusement que le monsieur ne roulait pas trop vite...
- Aïe ma tête...
- Qu'est ce qu'il dit ?
- Reculez, reculez, laissons-le respirer !
- Voilà les pompiers, ils en ont mis du temps !
- Oui, sinon c'est pas à l'hôpital qu'il t'aurais emmené, mais à la morgue...

Troisième Mouvement

La ribambelle de copain part dun grand rire, de l'humour noir... Quand le danger est passé, quand la peur a quitté les visages, on veut rire, comme pour effacer la gravité de la situation. Pour gommer l'inquiétude du coeur. Il est vivant. Et comme par hasard, on devient croyant. Mon Dieu, merci, il est vivant. On regarde les pompiers emmené le corps. Qui bouge, qui remu avec difficulté, mais qui est là, VIVANT. On aimerait crier, danser, sauter de joie. Et lui, il regarde sans voir, il transperce les ombres qui l'entoure, étonné d'être revenu, surpris de ne pas être partis. Reconnaissant pour cette ombre qu'il ne connait même pas. Il est revenu, mais ce n'est plus un inconscient, il s'est réveillé. Dans tout les sens du terme.
* Merci... Adieu *
Qui a dis que je te quittais ?

mercredi 30 décembre 2009

Un orage ? Non, une tempête

Il ne dit rien.
Je ne dis rien.
Pourquoi dirait-il quelque chose ? Il n'a rien à dire. Et le silence se prolonge. Interrompu seulement par quelques uns de ses soupirs. Et quelques unes de mes respirations de coeur. Je n'ose parler. J'ai trop peur de ce que je vais entendre, mais surtout de ce que je vais pouvoir dire. Tous mes mots. Soigneusement préparés. Tous mes mots ne serviraient à rien. Pourquoi n'arrive-je même pas à le rassurer. Je sens que ma seule présence l'insupporte, il ne veut même pas que je le touche. Se contractant au moindre contact. A la moindre caresse.
De son côté, l'ordinateur ne cesse de cracher des grands classiques musicaux. De la bonne vieille musique. Je reconnais certaine oeuvre au passage. Mozart, Beethoven.
A chacun de ses mouvements, un soupir jaillit, en écho. A moins que ce ne soit les mouvements qui ne soit écho aux soupirs. Et mon coeur brûle, poignardé en son centre. Je ne comprends pas. Moi qui hier jouissait de ma friandise, avec son parfait accord, je l'ai aujourd'hui perdu. Par ma faute qui plus est. Que faire ? J'ose à peine bouger. Me lever est pour moi impensable. Tout comme lui parler.... Irréalisable.
Il se lève soudain, me surprenant, et coupant la musique de son ordinateur, commença à pianoter dessus. Je n'existe pas. Je n'existe plus. Son poing serré et sa respiration lourde me clouent sur place. Je ne peux bouger. Et il continue de se cloîtrer dans son silence obstiné et têtu. C'est que monsieur est très têtu. Continuant de m'ignorer, il prend une feuille, et un stylo et se met à écrire.
Dis-moi que tu ne fais pas cela... Dis-moi que tu me reparlera un jour et que ses mots écrit à la va-vite ne me sont pas destiné... Dis-moi que ce n'est pas mon avis d'expulsion.... Dis-moi...
Il pose la feuille, pliée soigneusement en quatre sous son ordi. Ce n'est pas pour moi. Un léger soulagement décompresse infiniment la boule qui s'est logé sur ma poitrine.
Une fois, je l'entends murmurer " quarante-cinq " et je ne sais pas ce que cela signifie. Je ne sais pas si c'est pour lui un moyen de me prévenir de l'heure et de me dire que je dois me rendre en cours. Dans ce cas là, il se trompe, il est 2h45 zet non pas 3h45, ou bien une façon de se rappeler à lui-même l'heure, histoire pou lui de calculer le temps restant à passer en ma compagnie, si je ne suis pas partie avant. De toute façon, je ne peux bouger. Je dois faire quelque chose. Mais son attitude m'en empêche. Je suis pris dans un étau. Entre lui et moi. Je veux Résoudre le problème mais je n'en suis poitn capable. A quoi bon cela sert-il de manipuler les mots, si dans les situations les plus sensibles, je ne sais que me taire. Parfois, les mots ne servent à rien. Ils sont trop impuissants. Comme maintenant.
J'ose avec témérité aller m'asseoir sur le rebord du lit, lit où il s'est réfugié. Il ne montre aucun signe qui acceptent ma présence, ou qui la fuit. Un progrès ? Peut-être pleure-t-il. Ce ne serait pas la première fois que je le découvrirait en larme, mais la première fois où je ne serais que faire. Quand c'était arrivé, je l'avais rassuré à mes caresses, sachant les mots inutiles, or là, je sais pertinemment que je ne peux le toucher. De plus, il s'est emmailloté dans des couvertures ; couverture qui rendent la manoeuvre plus difficile. Lequel de nous deux est le plus maladroit ? Bonne question.
Je risque un regard derrière mon épaule, et le trouve en pleine contemplation de son téléphone portable. Comme il parle à mi-voix, j'émets l'hypothèse qu'il doit relire des anciens messages ou converser avec l'un de ces amis. Peut-être avait'il relu un des miens, pour contraster entre ce qui se passe ici, et ce qui avait pu se passer. Prenant de plus en plus de courage, je me mis dos à son mur, après qu'il eut finis de remuer. Je n'ai croiser son regard qu'une fois et encore, je crois que c'était par erreur. Quand il avait ouvert les yeux, il n'avait pas dû s'attendre à ce que je le fixa si intensément.
Sans me regarder, il prend la parole. Ce qu'il m'annonce retourne le couteau dans la plaie.
Et Vlan, prends ça dans ta gueule ma vieille. Là, je devrais lui sortir que je l'aimais encore.
Mais il m'annonça que l'on aurait dû se séparer.
J'attrape mes chaussures, retourne à l'autre bouts de la pièce et commence à les lacer, endiguant une vague venant de mon coeur.
Un grand silence s'ensuit. Plus dramatique que le précédant, qui lui était plus... oppressant.
Je prend sur moi et ouvre la bouche pour la troisième fois. Je lui dis la vérité mais je sens qu'il ne me croit pas. Pourquoi me croirait-il ? Je m'était conduite en parfaite idiote. Salope, même.
" Je n'ai plus confiance en toi. "
Je m'en doutais.
Pause dramatique.
Mon coeur se déchire.
Mes chaussures fraîchement remises me font froid au pied. J'ai envie de pleurer.
"Et si ça continue entre nous, il faudra que je me méfie dès que je ne suis plus là. "
Vlan. Je veux pleurer. Mais ça ne sert à rien.
Tu as autre chose à ajouter pour m'achever ? Non, si ? Ben vas-y, balance.
Tue-moi.
La conversation continue, sur le même ton quel avait commencé. Des mots lâchaient du bout des lèvres. Sans tonalité. Efficaces, rapide et précis pour lui. Maladroit et suppliant pour moi. Tous ceux qu'il me dit se fichent dans mon coeur. Il continue. Je veux partir. Je veux pleurer. Je reste et retiens mes larmes. C'est mon jugement. Je ne peux y déroger. J'assiste à mon procès. Je suis navrée et lamentable. J'ai déjà perdu, a quoi bon ?
Il n'a plus confiance en moi. Il me l'avait donné. Je l'ai lapidé. Je ne suis qu'une petite égoïste narcissique et manipulatrice. Sans compter qu'il doit avoir plus de valeur de d'estime dans un de des doigts que moi toute entière. Je ne suis qu'une petite abrutie.
Le verdict tombe. Sans appel. Je ne me défend même pas. Pourquoi le ferai-je ? Je plaide coupable. Coupable sur toute la ligne.
L'envie de pleurer reviens. Plus forte.
Soudain, alors que je suis au bord du gouffre, je l'entends qu'il se lève. Il m'enlève mon bloc-note et mon stylo des mains, il m'attrape par les doigts, me fait me lever.
J'était complètement perdue, je suis parfaitement paumée.
Il me prend dans ses bras.
" Je veux te faire confiance, je peux ? "
Il me demande de le regarder dans les yeux. Malheureusement, les perles de pluie menaçant au coin de mon regard m'en empêche. Je me réfugie sur son épaule et pleure. Depuis le temps que ça menaçait...
" Je t'aime et je veux pouvoir te faire confiance. "
Non, là, c'était le truc à ne pas dire. Les larmes dégouline et humidifient son épaule.
Surtout que je suis surprise de ce revirement de situation. Je ne sais toujours pas où me mettre. Et je pleure, comme une idiote. Je ne peux pas m'arrêter. Est-ce de soulagement ? Je m'attendais à une fin, une rupture, je me retrouve dans ses bras. Je suis un peu plus soulagée. Et pas des moindres. Je suis dans son étreinte et il me sers. Je me niche.
L'orage est passé. Je suis d'autant plus étonnée que je ne l'attendais pas. Que je ne savais pas qu'il allait en avoir un. Que je ne savais pas qu'un orage se préparait.
En quelque minute, j'ai été écarteler puis soigné.
Ses bras se referment sur moi en un murmure.
" Je t'aime "
Je ne sens pas la lame qui s'enfonce dans mes côtes. Qui transperce mon coeur.
Il me regarde, une violence dans le regard que je ne saisis pas. Pourquoi ?
Pourquoi ?

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Le mot résonne sur les murs et s'effondre avec elle. Son sang parfume encore mes mains. Je n'aurais pas dû la tuer, mais si je la laissais vivante, elle n'aurait jamais été complètement mienne. Ma mienne à moi. Et cette pensée m'est intenable, maintenant elle n'est à personne.
Personne ?
Je regarde son coeur sans vie, son corps encore chaud, les larmes coulant toujours sur son visage, elle semble m'implorer d'une dernière prière. Ne t'inquière pas Ange de mon âme, j'arrive. Ton souhait sera exhaussé. Je me dirige vers mon lit, en soulève le matelat, une arme se découvre. Une arme à feu. J'esquisse un sourire en imaginant la tête de Jérôme. Il devait venir cet après-mide.

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Je marche, dans la rue, il n'y a personne. Le froid hivernale nous a tous surpris et les gens restent chez eux, au chaud. Moi, je me rends chez mon ami, et je ne raterais cela pour rien au monde. Il y aura sans doute elle aussi, ils ne se quittent jamais ses dernier temps.
En me rapprochant de sa maison, un sombre pressentiment me fait accélérer le pas, puis n'y tenant plus je cours, et m'arrête à bout de souffle devant sa porte. Alors que je m'apprête à toquer à la porte, un tir retentit. Une déflagration. Mon geste reste suspendu dans les airs et j'attends sans vouloir me l'avouer, une seconde vague.

Seconde vague qui ne viendra pas. D'après l'enquête de la police, il l'a d'abord tué, elle, au couteau, avant de se suicider, lui, avec le pistolet.

Après toute ses années, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir, à elle. Non mais c'est vrai ça, pourquoi avait-elle besoin de faire courir cette rumeur sur sa prétendu infidélité ? Je connaissais mon ami, il ne la croyait pas capable de mentir. Il l'avait cru. Je vous jure, regarder où ça les a mené ! D'accord, elle avait un cancer en phase terminale et ne voulait pas finir sur un lit d'hôpital. Mais franchement, il y a mieux, comme mort, non ? Mieux que d'être poignardé par l'homme que vous aimez..... Non ?

J'espère que vous êtes heureux au paradis, bande d'enfoiré !