dimanche 12 septembre 2010

Un dragon qui passait par là...

... a eut son portrait tiré par moi...
C'est pas une oeuvre d'art, c'est le tout premier dessins de dragon que j'ai réalisé... Donc, soyez indulgent, s'il vous plaît...

samedi 11 septembre 2010

Les petits rien qui font du bien...



Vous les connaissez ? Ses petits rien de la vie de tout les jours. Ses petits rien qui vous ensoleille la vie, mais que vous ne remarquez à peine.
Un petit rien, c'est tout, mais c'est surtout n'importe quoi. Un détail auquel vous prêtez attention, mais surtout auquel vous donnez de l'importance.

Car ces petits rien sont vraiment petit. Et sont vraiment rien.

Un rayon de soleil sur votre visage.
Un nuage en forme de sorcière.
Un regard complice.

Mais aussi,Un feu qui passe au vert,
un écureuil qui traverse devant vous,
un foot sous l'arc-en-ciel, la neige, la pluie, le soleil,
un jeu en famille.

Toute ces petites choses que nous faisons sans y penser. Et qui nous font du bien, sans qu'on y pense aussi.

Pour moi hier, un des petits rien que j'ai eu, c'est le plaisir d'avoir pu m'approcher de notre mare, d'avoir pu m'asseoir sur notre banc improvisé, et d'avoir pu observer quelques unes de nos grenouilles. Nullement effrayées de mon imposante présence, les demoiselles n'ont pas bougées. Elles sont restées à quelques dizaines de centimètres de mes pieds, comme si je n'étais pas là... Certaines ont même osée s'approcher... Bon, évidemment, à tout geste brusque, où dès que j'essayais de rapprocher mon appareil photo d'elle pour mieux les avoir, hop, d'un bond, elle plongeaient. Mais j'ai quand même réussis quelques clichés que je vous offre ici.

samedi 4 septembre 2010

Pour un T-Shirt.

Maboumba était grand. Costaud. Sympa. Drôle. Et, d'origine africaine. Il avait un groupe de copain qui comptait une dizaine de gaillard de tout les genres. Ils l'appelait "Le Prince Abou", " Le grand Abou" ou plus simplement " Mab " ou " Abou ". Parfois quelqu'un croyait drôle de l'insulter et aussitôt, Maboumba allait voir le type en question avec toute sa clique et le regardait droit dans les yeux.
" Qu'est-ce que tu as dis ?"
Et le type baissait les yeux. Vaincu.
Abou et sa bande était inséparable. Pendant les récrées, après, avant, à la cantine, dans la rue. Tout le temps ensemble. Abou leur racontait des histoires. Qui font rêver. Qui font peur. Qui font pleurer. Et un jour, après le repas, alors que le grand manitou s'apprêtait à dévorer le chef courageux du village et que tout le monde retenait son souffle, une petite voix s'éleva de derrière le grand Maboumba.
" J'aime pas les Blacks."
Tout le monde resta en apnée. Maboumba se retourne lentement et découvre une petite fille, gringalette, plongée dans un bouquin.
" - Pardon ?
- Je n'aime pas les Blacks. "
L'apnée commença à être difficile, plusieurs personne respire. Mais la surprise ne bougea pas. Personne, personne n'a jamais, jamais insulté Maboumba, enfin si, mais personne n'ai jamais sortit idem d'un tel affront, et l'assistance se demanda ce que le terrrrrrrrrrrible Maboumba réserve à la minuscule fillette. Le roi Abou prit un ton aimable.
" - Et qu'est-ce que je suis moi ?
- Un français. "
La réponse affirmative, suivant au tac au tac, ne souffrait pas de doute. La tension monta d'un cran dans l'assemblée, mélangée à de l'incompréhension. Maboumba leva les bras au ciel dans un geste magistrale pour cacher sa fierté et son trouble.
" - Bon, on va faire au plus simple, de quel couleur est ma peau ?
- Hum, je dirais de couleur chocolat noir à 75%, quoique le café Arabica à aussi des tons dans ce goût là, mais arrête-moi si je me trompe, j'ai beaucoup de mal avec les nuances du marron. "
Stupéfaction totale. Plusieurs froncèrent les sourcils, quelle inconsciente ! D'autre restèrent abasourdis, se demandant où elle va en venir. Maboumba la regardait, elle, elle ne levait pas le nez de son livre, imperturbable. Pour se rassurer, Abou jeta un oeil parmi ses camarades, non, il était bien le seul de couleur. Il s'accroupit alors à la hauteur de la petite.
" - A qui parles-tu ?
- Personne.
- Bon, de qui tu parles alors ?
- Personne."
Les répliques fusent, tellement rapide qu'elle en deviennent incontestable. Elle n'avait pas daigné lever les yeux, ne sentant pas le danger. Exaspérant le Prince Abou. Un Prince plus perdu qu'en colère à présent, il sentait qu'un petit quelque chose lui échappait - c'était vraiment le cas de le dire- et il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Et ça l'embêtait. Un peu. Beaucoup. Il attendait qu'elle s'expliquait, mais comme elle restait muette, il réitéra sa question, poliment. Le plus qu'il put, tentant de masquer son impatience et son incompréhension.
" - A personne dis-tu ? "
Elle soupira, comme si la réponse était l'évidence même. Elle le regarda, à la limite de l'ennuie.
" Sauf si tu aimes tellement ton T-Shirt, et que tu l'idolâtre tellement que tu le personnifies."
Silence consterné. Plus personne ne comprenait rien. Se moquerait-elle du monde ? Et pourtant, elle avait l'air si sérieuse. Si sûre d'elle.
" - Je ne vois pas ce que mon T-Shirt viens faire là-dedans !
- Je n'aime pas les Blacks. "
Abou se retint de hurler le " je sais " qui lui picotait la langue.
"- Et ?
- Et c'est le nom du groupe de musique qui est inscrit sur ton T-Shirt."
Un grand silence suivit la déclaration. Abou ne savait que faire. Puis il se dérida et partit d'un tonitruant éclat de rire, rapidement repris par l'ensemble de ses amis. Puis le groupe s'éloigne, la cloche à sonner.
Sans voir le discret sourire qui vient de se peindre sur la petite lectrice.

vendredi 3 septembre 2010

Imaginaire



Des MotS plein la TêtE, de la MuSIquE plein l'EsPRit...

jeudi 2 septembre 2010

Ladder


" Les portes vers le ciel ne sont pas évidente, il faut savoir les trouver, car on ne les voit pas avec les yeux, on les découvre avec le cœur."

dimanche 15 août 2010

" Dis Papa.... "

" - Dis papa, on peut toucher la lune ? "

Le papa regarde sa montre, regarde son travail, regarde son fils qui lui sourit, re-regarde son travail, re-regarde sa montre et soupire.

" - Je ne sais pas mon bonhomme, va demander à ta mère. "

Le petit perds un peu de son sourire, c'est qu'il est occupé le papa, il le sait, mais il n'a jamais le temps... Et puis, maman, elle est pas la, elle non plus. Elle est partie. En claquant la porte, il s'en souvient bien Benjamin. Alors, il reste là, debout, dans le bureau de son père, il tourne, il regarde les affiches, les graphiques, et soudain, il y a une question qui vient. Une question importante qui lui tourne en tête alors il revient se poster près de son père, observe un peu son travail, prends une inspiration comme s'il s'apprêtait à plonger, referme la bouche, pas assez d'air. Il semble guetté le bon instant. Alors, il attend encore un peu. Il se dandine, il réfléchit, mais la question est toujours là. Elle en devient entêtante, insupportable, elle lui tourne en rond dans la tête. Et quand il l'a bien apprivoisé, il se tourne de nouveau vers son père, prends de nouveau une grande inspiration - cette fois-ci ça y est, c'est la bonne - et lui demande d'une petite voix...

" - Dis papa, pourquoi les poissons ils respirent sous l'eau ? "

Ce qu'il ne sait pas Benjamin... Et il ne peut pas le savoir, il est trop petit, c'est que son père ne peut pas répondre à ses questions, car ce sont des questions d'enfants et elles demandent beaucoup de temps et de patience. Car les réponses ne sont pas évidentes. Car en fait, quand un enfant pose une question, il n'attend qu'une seule réponse, celle qui le fera le plus rêver. Les explications rationnelles ne lui conviennent pas, elles sont trop adultes, et l'enfant ne veut pas devenir adulte. Dites lui que les poissons respirent sous l'eau grâce à des poumons spéciale et que c'est par hasard qu'il ont pris tel forme ( ou alors allez vous amuser à leur expliqué la génétique ) il ne comprendra rien et vous reposera la même question, car cela ne lui conviendra pas. Mais dites lui que les poissons respirent sous l'eau parce que comme ça ils échappent au terrrrrrrrrrible dragon qui mange les petits garçon, ou parce que comme ça ils voient le monde à l'envers, là, ils vont comprendre tout de suite et s'en iront satisfait... Avant de venir vous demandez si les gentils petits poissons n'ont pas mal à la tête de voir le monde à l'envers...
Car vous le savez bien, ses questions n'ont pas de fin. Il y en aura toujours une pour suivre la précédente... Et vous lancer dans ce jeu interminable ne vous branche pas. Du tout.

" - Je ne sais pas Ben, demande à nounou... "

Mais Nounou n'est pas là... Il n'y a que toi ici papa... Mais comment pouvez-vous le savoir ? Vous qui êtes prostré dans votre monde d'adulte ?
Car on a beau dire que c'est votre fils. Vous avez beau pensez le connaître, il est encore dans la bulle de l'enfance, et vous, déjà dans le monde réel. Il y a cette barrière qui existe. Invisible, infime, et pourtant présente.
Il reste là, vous regarde, attendant que vous changez d'avis, attendant que vous ouvrez la porte et que vous redeveniez un peu gamin, vous aussi...
Mais son attente ne fait que vous agacez et d'un geste, vous le congédiez, comme un simple domestique. Ne lui octroyant même pas un regard.
L'instant est passé. Il part, emmenant avec lui sa bulle d'iréelle. Vous le regrettez déjà, mais il est trop tard pour faire machine arrière. Et vous restez enfermé dans votre monde terne et plein de problème...

samedi 6 février 2010

Concerto pour la Vie en Trois Mouvements

Premier Mouvement.

Oublie.
Oublie quoi ?
- hausse les épaules - Je ne sais pas.
Alors pourquoi tu me demandes d'oublier ?
Je ne sais pas.
- rire - Tout ceci n'a pas de sens...
Ah, parce que la vie à un sens maintenant ?
- interloqué - Ben... Oui, tu en savais pas ?
Non, je ne pensais pas que quoique se soit puisse avoir un sens ici bas.
La vie a le sens que tu lui donne.
Et si je ne veux pas lui en donner un ?
Alors tu ne la mérites pas.
- choqué -Je devrais mourir ?
J'ai dis que tu ne la méritais pas. Pas que tu devais mourir.
Je ne comprends pas.
Le contraire m'eut étonné.
Tu ne cesse de me surprendre.
- soupire - La vie fais de toi ce que tu es. Mais ce sont tes choix, tes embuscades, qui te donne de l'expérience, tout ce qui fait la vie. Donc tu fais de ta vie ce qu'elle est. Si tu ne veux pas lui donner de sens, c'est comme si tu refusais de te donner un sens à toi-même. Tu refuses ta propre Vie. Tu tourne le dos à ta propre existence.
Parfois, on a pas envie de faire face, on veut faire demi-tour et s'enfuir.
La vie n'est pas facile. Celui qui t'as fait croire ce mensonge t'as envenimé. La vie n'est pas facile. Elle te teste, en fonction de tes choix, et si tu n'est pas capable de les assumer, alors, c'est que tu n'est qu'un lâche et qu'importe ce qui t'arrivera.
Je crois que je commence à comprendre.
Commencer n'est pas suffisant. Il n'y a pas de commencement, il y a tout, il y a rien, mais pas de peut-être. Quand tu fais un choix il n'y a pas d'hésitation. C'est oui ou non, noir ou blanc. Tu comprends ou tu ne comprends pas.
Et pour ceux qui doivent apprendre ?
Ils doivent apprendre vite. Ou ils n'apprendront jamais.
Tu me décris un monde sans pitié.
La vie est sans pitié. Il n'y a pas de justice.
Je ne sais plus si je veux vivre.
- sans pitié - Alors tu fais parti de ceux qui abandonne et qui laisse leur vie décider a leur place. Qui laisse la mer les projeter sur les rochers, et qui se moque de mourir ou non.
Je n'ai pas envie de mourir.
Alors bat-toi !
Me battre ? Au nom de quel idéal ?
Au nom du tiens. Défend-toi, bat-toi, vis, pour toi, pour les autres, pour toutes les motivations qui te font te lever le matin !
- ne réagis pas -
- calme son enthousiasme - La vie est vaine, mais elle est précieuse. La vie est dure mais elle est tienne. La vie est incompréhensible mais elle n'est qu'éphémère. C'est à toi de faire tes choix, je ne que te donner le goût de vivre, je ne peux pas vivre à ta place. Je te promulgue mes conseils mais tu peux choisir de ne pas m'écouter. Il n'y a pas meilleur sourd que celui qui ne veux pas entendre.
Pourquoi tu fais ça ?
Qui sais, peut-être que je te donne une seconde chance. Peut-être que je crois en toi. Peut-être que tu me rappelles quelqu'un. Peut-être que... Je n'en sais rien.
- se lève - J'ai pris ma décision.
- le regarde, intéressé - Oui ?
Je dois y retourner. Pour tout ce que tu m'as dit. Pour ne pas me décevoir mais pour ne pas non plus décevoir ceux qui crois en moi, qui m'aimes et que j'aime.
Tu es sur de ton choix ?
Oui. Merci à toi, Ombre de Vie, Ange de la Nuit.
Pars, ne reste pas.
Tu vas me manquer.
Qui te dis que je vais te quitter.
- souris pour la première fois - Tu vas me manquer - il plonge -

Deuxième Mouvement

- Regardez, regardez, il ouvre les yeux !
- Ben mon vieux, tu nous as fais peur !
- Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Tu nous l'as sauvé Jules !
- Tu dois une fière chandelle à Jules !
- Qu'est-ce qui t'as pris de faire le malin devant les filles !
- Heureusement que Jules est là...
- Et heureusement que le monsieur ne roulait pas trop vite...
- Aïe ma tête...
- Qu'est ce qu'il dit ?
- Reculez, reculez, laissons-le respirer !
- Voilà les pompiers, ils en ont mis du temps !
- Oui, sinon c'est pas à l'hôpital qu'il t'aurais emmené, mais à la morgue...

Troisième Mouvement

La ribambelle de copain part dun grand rire, de l'humour noir... Quand le danger est passé, quand la peur a quitté les visages, on veut rire, comme pour effacer la gravité de la situation. Pour gommer l'inquiétude du coeur. Il est vivant. Et comme par hasard, on devient croyant. Mon Dieu, merci, il est vivant. On regarde les pompiers emmené le corps. Qui bouge, qui remu avec difficulté, mais qui est là, VIVANT. On aimerait crier, danser, sauter de joie. Et lui, il regarde sans voir, il transperce les ombres qui l'entoure, étonné d'être revenu, surpris de ne pas être partis. Reconnaissant pour cette ombre qu'il ne connait même pas. Il est revenu, mais ce n'est plus un inconscient, il s'est réveillé. Dans tout les sens du terme.
* Merci... Adieu *
Qui a dis que je te quittais ?

dimanche 31 janvier 2010

A l'Elfe.


Un nouveau blog familliale est né, c'est l'Oeil de L'Elfe...

Allez le visister ici : http://elfeye.blogspot.com/





mercredi 30 décembre 2009

Un orage ? Non, une tempête

Il ne dit rien.
Je ne dis rien.
Pourquoi dirait-il quelque chose ? Il n'a rien à dire. Et le silence se prolonge. Interrompu seulement par quelques uns de ses soupirs. Et quelques unes de mes respirations de coeur. Je n'ose parler. J'ai trop peur de ce que je vais entendre, mais surtout de ce que je vais pouvoir dire. Tous mes mots. Soigneusement préparés. Tous mes mots ne serviraient à rien. Pourquoi n'arrive-je même pas à le rassurer. Je sens que ma seule présence l'insupporte, il ne veut même pas que je le touche. Se contractant au moindre contact. A la moindre caresse.
De son côté, l'ordinateur ne cesse de cracher des grands classiques musicaux. De la bonne vieille musique. Je reconnais certaine oeuvre au passage. Mozart, Beethoven.
A chacun de ses mouvements, un soupir jaillit, en écho. A moins que ce ne soit les mouvements qui ne soit écho aux soupirs. Et mon coeur brûle, poignardé en son centre. Je ne comprends pas. Moi qui hier jouissait de ma friandise, avec son parfait accord, je l'ai aujourd'hui perdu. Par ma faute qui plus est. Que faire ? J'ose à peine bouger. Me lever est pour moi impensable. Tout comme lui parler.... Irréalisable.
Il se lève soudain, me surprenant, et coupant la musique de son ordinateur, commença à pianoter dessus. Je n'existe pas. Je n'existe plus. Son poing serré et sa respiration lourde me clouent sur place. Je ne peux bouger. Et il continue de se cloîtrer dans son silence obstiné et têtu. C'est que monsieur est très têtu. Continuant de m'ignorer, il prend une feuille, et un stylo et se met à écrire.
Dis-moi que tu ne fais pas cela... Dis-moi que tu me reparlera un jour et que ses mots écrit à la va-vite ne me sont pas destiné... Dis-moi que ce n'est pas mon avis d'expulsion.... Dis-moi...
Il pose la feuille, pliée soigneusement en quatre sous son ordi. Ce n'est pas pour moi. Un léger soulagement décompresse infiniment la boule qui s'est logé sur ma poitrine.
Une fois, je l'entends murmurer " quarante-cinq " et je ne sais pas ce que cela signifie. Je ne sais pas si c'est pour lui un moyen de me prévenir de l'heure et de me dire que je dois me rendre en cours. Dans ce cas là, il se trompe, il est 2h45 zet non pas 3h45, ou bien une façon de se rappeler à lui-même l'heure, histoire pou lui de calculer le temps restant à passer en ma compagnie, si je ne suis pas partie avant. De toute façon, je ne peux bouger. Je dois faire quelque chose. Mais son attitude m'en empêche. Je suis pris dans un étau. Entre lui et moi. Je veux Résoudre le problème mais je n'en suis poitn capable. A quoi bon cela sert-il de manipuler les mots, si dans les situations les plus sensibles, je ne sais que me taire. Parfois, les mots ne servent à rien. Ils sont trop impuissants. Comme maintenant.
J'ose avec témérité aller m'asseoir sur le rebord du lit, lit où il s'est réfugié. Il ne montre aucun signe qui acceptent ma présence, ou qui la fuit. Un progrès ? Peut-être pleure-t-il. Ce ne serait pas la première fois que je le découvrirait en larme, mais la première fois où je ne serais que faire. Quand c'était arrivé, je l'avais rassuré à mes caresses, sachant les mots inutiles, or là, je sais pertinemment que je ne peux le toucher. De plus, il s'est emmailloté dans des couvertures ; couverture qui rendent la manoeuvre plus difficile. Lequel de nous deux est le plus maladroit ? Bonne question.
Je risque un regard derrière mon épaule, et le trouve en pleine contemplation de son téléphone portable. Comme il parle à mi-voix, j'émets l'hypothèse qu'il doit relire des anciens messages ou converser avec l'un de ces amis. Peut-être avait'il relu un des miens, pour contraster entre ce qui se passe ici, et ce qui avait pu se passer. Prenant de plus en plus de courage, je me mis dos à son mur, après qu'il eut finis de remuer. Je n'ai croiser son regard qu'une fois et encore, je crois que c'était par erreur. Quand il avait ouvert les yeux, il n'avait pas dû s'attendre à ce que je le fixa si intensément.
Sans me regarder, il prend la parole. Ce qu'il m'annonce retourne le couteau dans la plaie.
Et Vlan, prends ça dans ta gueule ma vieille. Là, je devrais lui sortir que je l'aimais encore.
Mais il m'annonça que l'on aurait dû se séparer.
J'attrape mes chaussures, retourne à l'autre bouts de la pièce et commence à les lacer, endiguant une vague venant de mon coeur.
Un grand silence s'ensuit. Plus dramatique que le précédant, qui lui était plus... oppressant.
Je prend sur moi et ouvre la bouche pour la troisième fois. Je lui dis la vérité mais je sens qu'il ne me croit pas. Pourquoi me croirait-il ? Je m'était conduite en parfaite idiote. Salope, même.
" Je n'ai plus confiance en toi. "
Je m'en doutais.
Pause dramatique.
Mon coeur se déchire.
Mes chaussures fraîchement remises me font froid au pied. J'ai envie de pleurer.
"Et si ça continue entre nous, il faudra que je me méfie dès que je ne suis plus là. "
Vlan. Je veux pleurer. Mais ça ne sert à rien.
Tu as autre chose à ajouter pour m'achever ? Non, si ? Ben vas-y, balance.
Tue-moi.
La conversation continue, sur le même ton quel avait commencé. Des mots lâchaient du bout des lèvres. Sans tonalité. Efficaces, rapide et précis pour lui. Maladroit et suppliant pour moi. Tous ceux qu'il me dit se fichent dans mon coeur. Il continue. Je veux partir. Je veux pleurer. Je reste et retiens mes larmes. C'est mon jugement. Je ne peux y déroger. J'assiste à mon procès. Je suis navrée et lamentable. J'ai déjà perdu, a quoi bon ?
Il n'a plus confiance en moi. Il me l'avait donné. Je l'ai lapidé. Je ne suis qu'une petite égoïste narcissique et manipulatrice. Sans compter qu'il doit avoir plus de valeur de d'estime dans un de des doigts que moi toute entière. Je ne suis qu'une petite abrutie.
Le verdict tombe. Sans appel. Je ne me défend même pas. Pourquoi le ferai-je ? Je plaide coupable. Coupable sur toute la ligne.
L'envie de pleurer reviens. Plus forte.
Soudain, alors que je suis au bord du gouffre, je l'entends qu'il se lève. Il m'enlève mon bloc-note et mon stylo des mains, il m'attrape par les doigts, me fait me lever.
J'était complètement perdue, je suis parfaitement paumée.
Il me prend dans ses bras.
" Je veux te faire confiance, je peux ? "
Il me demande de le regarder dans les yeux. Malheureusement, les perles de pluie menaçant au coin de mon regard m'en empêche. Je me réfugie sur son épaule et pleure. Depuis le temps que ça menaçait...
" Je t'aime et je veux pouvoir te faire confiance. "
Non, là, c'était le truc à ne pas dire. Les larmes dégouline et humidifient son épaule.
Surtout que je suis surprise de ce revirement de situation. Je ne sais toujours pas où me mettre. Et je pleure, comme une idiote. Je ne peux pas m'arrêter. Est-ce de soulagement ? Je m'attendais à une fin, une rupture, je me retrouve dans ses bras. Je suis un peu plus soulagée. Et pas des moindres. Je suis dans son étreinte et il me sers. Je me niche.
L'orage est passé. Je suis d'autant plus étonnée que je ne l'attendais pas. Que je ne savais pas qu'il allait en avoir un. Que je ne savais pas qu'un orage se préparait.
En quelque minute, j'ai été écarteler puis soigné.
Ses bras se referment sur moi en un murmure.
" Je t'aime "
Je ne sens pas la lame qui s'enfonce dans mes côtes. Qui transperce mon coeur.
Il me regarde, une violence dans le regard que je ne saisis pas. Pourquoi ?
Pourquoi ?

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Le mot résonne sur les murs et s'effondre avec elle. Son sang parfume encore mes mains. Je n'aurais pas dû la tuer, mais si je la laissais vivante, elle n'aurait jamais été complètement mienne. Ma mienne à moi. Et cette pensée m'est intenable, maintenant elle n'est à personne.
Personne ?
Je regarde son coeur sans vie, son corps encore chaud, les larmes coulant toujours sur son visage, elle semble m'implorer d'une dernière prière. Ne t'inquière pas Ange de mon âme, j'arrive. Ton souhait sera exhaussé. Je me dirige vers mon lit, en soulève le matelat, une arme se découvre. Une arme à feu. J'esquisse un sourire en imaginant la tête de Jérôme. Il devait venir cet après-mide.

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Je marche, dans la rue, il n'y a personne. Le froid hivernale nous a tous surpris et les gens restent chez eux, au chaud. Moi, je me rends chez mon ami, et je ne raterais cela pour rien au monde. Il y aura sans doute elle aussi, ils ne se quittent jamais ses dernier temps.
En me rapprochant de sa maison, un sombre pressentiment me fait accélérer le pas, puis n'y tenant plus je cours, et m'arrête à bout de souffle devant sa porte. Alors que je m'apprête à toquer à la porte, un tir retentit. Une déflagration. Mon geste reste suspendu dans les airs et j'attends sans vouloir me l'avouer, une seconde vague.

Seconde vague qui ne viendra pas. D'après l'enquête de la police, il l'a d'abord tué, elle, au couteau, avant de se suicider, lui, avec le pistolet.

Après toute ses années, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir, à elle. Non mais c'est vrai ça, pourquoi avait-elle besoin de faire courir cette rumeur sur sa prétendu infidélité ? Je connaissais mon ami, il ne la croyait pas capable de mentir. Il l'avait cru. Je vous jure, regarder où ça les a mené ! D'accord, elle avait un cancer en phase terminale et ne voulait pas finir sur un lit d'hôpital. Mais franchement, il y a mieux, comme mort, non ? Mieux que d'être poignardé par l'homme que vous aimez..... Non ?

J'espère que vous êtes heureux au paradis, bande d'enfoiré !


dimanche 6 décembre 2009

Dad.

C'est d'abord une main qui se tends.

Qui vous empêche de tomber.
Qui vous rassure.
Qui vous tiens la votre.
Qui vous guide.


C'est une voix.

Qui vous appelle.
Qui vous gronde.
Qui vous réconforte.
Qui vous explique.

C'est aussi de grandes jambes.

Qui vous entraînent dans de grands pas.
Qui vous amènent là où vous voulez être.
Qui font des promenades.
Qui vous courent après.


C'est des bras.

Qui vous enserrent.
Qui vous enlacent.
Qui vous retiennent.
Qui vous protègent.


C'est également un regard.

Qui peut être noir d'encre.
Qui peut avoir cet éclas de malice.
Qui peut se troubler dans le lointain.
Qui nous observe grandir.


Papa, c'est tout ça.
Une voix.
Un regard.
Des bras.
Des grandes jambes.
Une main.

Mais aussi une présence.
Une présence de toujours,
une présence de tout les jours.

Tu étais, es, seras là.
Toujours.
Pour moi.

Dad.

Bon anniversaire en retard.