jeudi 9 octobre 2014

MoNTagNe










La montagne... Cela ne fait que quelques années que j'ai découvert la montagne l'été...Et... j'ai eu un coup de foudre. Je ne me lasse pas de regarder ses paysages démesurés. Tellement magiques, magnifiques, merveilleux, qu'ils me donnaient parfois les larmes aux yeux. Et me faisaient vraiment ressentir mon impuissance, ma fragilité humaine. Quand vous marchez dans une gorge avec un glacier au-dessus de votre tête. La seule pensée que vous puissiez avoir c'est "Si ça se décroche, je suis morte". Là pour le coup, courir ne servirait à rien. Pas plus que de partir à temps.

Cette impression de grandeur. 
D'insignifiance. 

Ces nuances de vert, de tout les verts possibles et imaginable. Du vert-jaune très clair au vert foncé des sapins, il y sont tous. 
Tellement plus nombreux que dans votre imagination. 
Tellement nombreux et variés qu'on se demande si un peintre avec sa palette pourrait tous les retranscrire. 

Et puis il y a l'air. L'air frais et froid qui rentre dans vos poumons.
Inspire. 
Expire. 
Purifié. 

Un peu comme il existe la folie des profondeurs, à la montagne, vous avez la folie des grandeurs. Pas celle qui vous monte à la tête et qui vous la fait perdre. Non celle qui vous donne envie de monter, monter là-haut, tout là-haut. Le plus haut possible. 
Vous rapprocher du ciel.

Seulement, il y a quelque chose avec la montagne. C'est que c'est tellement énorme, tellement grandiose, tellement magnifique, que les distances en sont distorsionnées. Un sommet peut vous donnez l'impression d'être à quelques minutes de marches, alors qu'en fait il est à quelques heures. Cinq cents mètres sont en fait des kilomètres. Mais quand il n'y a pas de repère, comment le savoir ?

De même, quand l'envie vous prends de regarder autour de vous pour débusquer chamois, marmottes à l’œil nu... Quelle taille sont-ils censés avoir ? Un centimètre ? Deux millimètres ? Aucune idée.


Autant par son aspect, sa taille, ses couleurs, sa météo, la montagne nous domine, nous dévore, nous surpasse, nous contrôle. Aussi imprévisible que le vent. Aussi dangereuse que la mer. 

Mais j'en suis tombée Amoureuse

Amoureuse des grandes balades, longues, éreintantes, en pleine nature, sans croiser âme qui vive. 
Amoureuse de son aspect, de sa taille, de ses couleurs, de sa météo, son imprévisibilité. 
Amoureuse de son air vivifiant et du vent qui souffle au sommet des grands pin.
Amoureuse de sa kyrielle de paysages, tous différents mais uniques.
Amoureuse de ses ruisseaux, vagabonds, joueurs, grondants.
Amoureuse de ses surprises au détour d'un sentier.
Amoureuse de son caractère intimidant.
Amoureuse de mon insignifiance. 
Amoureuse de ses caprices.

Amoureuse....

mercredi 8 octobre 2014

La VitRE : P.S

En y repensant, je me permet d'ajouter un mot pour compléter l'article sur la Vitre et finir de convaincre les plus sceptique d'entre vous.

Cette vitre est même matérialisé dans notre langage.

Rompre la glace.
Briser le silence.
Se jeter à l'eau.
Prendre son courage à deux mains.
Et bien d'autre qui ne me viennent pas à l'esprit.

Si les trois première font clairement référence à une frontière, une barrière à franchir, la glace, la surface de l'eau, et même le silence -chose normalement immatérielle- la dernière peut vous laissez perplexe.

Pourtant quoi de mieux que ses deux mains pour pousser la barrière, franchir l'obstacle, etc ?

Voilà qui, j'espère, aura de quoi séduire ceux qui n'était pas encore convaincu. Et ici s'arrête l'article.

Ouf, un peu plus et j'étais à court de synonyme de dubitatif...

Je vous promet à l'avenir d'éviter ce genre de P.S, mais c'était une chose que je jugeais importante et regrettais de l'avoir oubliée.


lundi 6 octobre 2014

La VitrE

Vous la connaissez, vous, la vitre ?

Oui bien sûr.
Vitre en verre sur nos fenêtres.
Vitre qui nous protège du chaud en été.
Vitre qui nous protège du froid en hivers.
Vitre qui laisse entrer la lumière -quand il y en a- du soleil.

Quelqu'un a dit un jour "Heureux les fêlés, ils laissent entrer la lumière." Michel Audiard.
Les vitres ont l'avantage de ne pas être fêlées et de laisser entrer la lumière quand même.

Cependant, la vitre est aussi un obstacle. Vous ne me croyez pas ? Et la brise agitant les feuillages des arbres, venant se briser sur la vitre, vous la sentez ? Vous pouvez VOIR, mais vous ne pouvez pas sentir. Et la chaleur me direz-vous ? Sensation illusoire je vous répondrais. Vous ne me croyez pas ? Ouvrez votre vitre en hivers par temps ensoleillé. De 20° on passe à ... 2° ? 

Fenêtre sur le monde. Fenêtre d'illusion. Vitre ouverte. Vitre barrière.

Rien qu'en la regardant, vous pouvez voir ce sentiment mélangé de liberté et de prison. Certes, c'est plus gai que de simples barreaux, et au moins vous pouvez tourner la poignée et ouvrir la fenêtre.

Mais qu'en-est-il de la vitre dans votre tête ?

Vitre,
         blocage,
                       peur,
                                timidité,
                                              colère,
                                                         impuissance,
                                                                              impatience,
                                                                                                 arrogance,
                                                                                                                   miroir,
                                                                                                                              façade,
                                                                                                                                          hypocrisie,

les vitres dans notre tête ont de multiples visages et une myriade d'apparences.

Vous ne voyez toujours pas de quoi je veux parler ?
.............Vous êtes têtus, non ?

Et qu'est-ce qui vous empêcher de réciter votre poésie devant toute la classe ? Timidité.
Qu'est-ce qui vous a empêché de dire non à votre sœur, ce pull ne lui va pas ? Hypocrisie.
Qu'est-ce qui vous a empêché de répliquer aux gorilles qui vous piquez vos bonbons ? Peur.
Qu'est-ce qui vous a empêché d'aller consoler votre petit frère devant vos ami(e)s ? Arrogance.

Je continue ?

Afin que vous compreniez ce concept de vitre intérieur qui peut être, je le conçois, un peu difficile à saisir, je vais vous donnez un exemple concret.

Il fait beau. Le soleil brille. Il fait bon. Une brise caresse mon visage. Je marche au rythme de la musique qui s'écoule de mes écouteurs. Chantant à mi-voix. Il fait beau, je me sens bien. Je suis heureuse, et j'ai envie de faire partager mon bonheur au monde entier dans un élan de spontanéité généreuse. Comment ? Simplement en souriant aux gens que je croise. Même sans leur dire bonjour, juste leur sourire. Il n'y a pas grand'monde dans la rue. Peu importe. Je marche. Voilà  quelqu'un. Il se rapproche. Mon cœur se met à battre plus fort, impatience, timidité, audace ? Je tente de capter le regard de la personne en face de moi. Elle me croise sans lever les yeux du sol. Tant pis. Une autre s'avance. Elle me regarde. Mon cœur fait un bon dans ma poitrine, je veux lui sourire. Et là. Obstacle. Vitre. Mon envie de sourire reste bloquer dans une partie de mon cerveau. Qu'est-ce qui me retient ? Un manque d'audace. Une peur du regard de l'autre. Autre personne. Nos regards se croisent, elle me sourit, je lui souris en retour. Double vitrage en morceau. Celui dans nos têtes et celui entre nous. Une autre personne, je tambourine dans ma tête, le sourire veut sortir. Je baisse les yeux, la vitre est solide. 
Le double vitrage est solide. 

Car oui. Sourire à quelqu'un dans la rue, c'est briser un double vitrage. Celui de notre timidité. Celui de la non-communication. 

A l'heure des multiples technologies qui nous permettent de communiquer plus vite que notre ombre, le contact humain se fait de plus en plus rare. 
Vous voulez connaître un jeu ? Amusez-vous à sourire à des gens dans la rue. Compter combien vous répondent. Combien vous ignorent. Combien vous regardent comme si vous veniez d'une autre planète. 

Un jour, histoire vrai, je souris à une dame dans le train, lui dit bonjour peut-être, je ne sais plus. Là elle me regarde et me demande "on se connaît ?" 
Un peu sur le choc, je lui répond "non". Avec l'envie très forte de lui dire "quoi, j'ai besoin de te connaître pour te dire bonjour ? Et si oui, comment je fais pour te connaître, si je peux pas te parler ?"
Le monde à l'envers...

De plus, la plupart des gens sont fermés. Je veux dire, essayer de sourire à quelqu'un qui baisse les yeux, regarde ailleurs, fait la tête ou vous fusille du regard (bonne chance pour celui-ci). 

          Faire un                                                                                                    lui souriez.
                       sourire à                                                                        que vous
                                    quelqu'un,                                         ait envie
                                                     c'est aussi        lui aussi
                                                                      que



Et puis, même si vous ne souriez pas à quelqu'un, vous pouvez toujours sourire pour vous-même.

La vie est belle.

Bien sûr, il y a plusieurs façon de briser votre vitre. 
A vous de trouver celle qui vous correspond le mieux.
A vous de trouver celle qui vous va le mieux.

Afin de pouvoir être vous-même. Et de laisser votre vitre ouverte.

Vitre ouverte sur le monde.
Vitre où passe la lumière.
Vitre où s'engouffre la brise.
Libre.

jeudi 2 octobre 2014

Inspiration...

Bon, voilà. J'ai remis mon blog à jour. Enlever des articles que je n'aimais plus où qui ne correspondait plus au blog.
J'ai dis que j'allais le reprendre. 
D'accord.
Mais pour y faire quoi ?
Ecrire. Certes. Mais quoi ? 
Y'aura-t-il un thème ? 
Je ne sais pas.

En fait je pensais écrire des petits textes, qui me viendrait, comme ça. Sur une réflexion de la journée. Mais voilà. Cela fait une semaine, et je n'ai eu aucune idée depuis. Rien. Nada.

J'ai ENVIE. Envie d'écrire. Envie de retrouver ce plaisir des mots, d'écrire des petits textes, des nouvelles à chute, surprenante, rigolote. Ecrire pour le plaisir. Et pas juste recopier des cours, prendre des notes, faire des fiches. Ecrire...

Mais l'inspiration n'est pas là. J'ai pour habitude de dire, que l'inspiration c'est un peu comme un muscle, parfois il faut la forcer un peu, ensuite elle vient toute seule...Sauf que là, cela fait bien longtemps que j'ai perdu l'habitude d'écrire. Sauf pour mes citations bien sûr..

Ah oui. Mes citations.. Cela fait quelque années maintenant que j'ai cette manie de noter toutes les phrases que je trouve intéressante, drôle, complètement stupide, ou très philosophique. Elles peuvent venir d'un prof, d'un ami, d'un parent, d'un monsieur ou d'une madame célèbre, d'inconnu aussi parfois... Enfin, je m'égare.

Je disais donc que cela fait bien longtemps que j'ai perdu l'habitude d'écrire. Que je ne me donne pas le temps. Que je me dis que je ferais ça demain.. Je suis très forte pour ça. Trop peut-être. 

J'ai un livre d'écriture. Mais il est "bloqué"... Il faut que je me trouve quelque chose. Autre chose...

De la volonté peut-être ?

jeudi 25 septembre 2014

Je chante pour....

Bon, pour le premier article je ne me foule pas. Voici un de mes écrits d'inventions à un concours blancs de français de première. C'est le seul que je vous mettrez, car c'est celui dont je suis le plus fière, et que bon, mon style a quand même évolué depuis. Enjoy !


Je chante pour l'amour
Ce grand savant universel,
Briseur de cœurs et forgeur de peines ;
Pour ces regards brillants de fièvre,
Ces baisers au goût de miel,
Échangés à Brest, sous la pluie,
Qui éclaboussent de bonheur
Les amoureux réunis.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante aussi pour la mort,
Ce sommeil éternel, ce repos immortel ;
Pour les grands oiseaux écrasés
Ou les vers de terre enterrés ;
Pour la tristesse infinie, la douleur immense
Qui laisse au plus profond des cœurs
D'intenses absences.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la paix,
Et le joyeux chant de la colombe,
Guérie, buvant dans la fontaine de Jouvence ;
Pour que de nouveau résonne
Le rire clair et gai des enfants,
Et que la terre pardonne aux hommes
Les cicatrices béantes sur son sein.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la guerre
Pour ces morts par milliers,
Pour tous ceux que l'on a oubliés ;
Pour la boucherie, le carnage, les atrocités,
Et pour toutes les amours déchirées ;
Pour tous ces innocents, tués dans la beauté d'une vallée,
Et toutes les cicatrices, à jamais ouvertes.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour la liberté,
Ces mots, ces couleurs mélangés.
Pour une idée dans ma tête,
Pour un voile sur une femme,
Un texte au-dessus du maquis,
Pour un groupe rassemblé,
Pour une vie sans frontières.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour l'emprisonnement,
Pour ces barreaux aux murs,
Pour ces têtes baissées, vides, silencieuses,
Pour une bulle d'acier autour d'un cœur d'or.
Pour ces petits martyrs, sans doigts ni langue,
Qui frappent, de leur tête, ces murs maudits ;
Pour ces prisons froides et trop nombreuses.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour le courage,
Pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux,
Pour ceux qui s'engagent au détriment d'eux ;
Pour ces braves affichés sur fond rouge
Pour les sacrifices volontaires,
Pour ces combattants valeureux
Qui défendent leurs opinions.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour les lâches,
Pour ceux qui s'égarent dans la mélancolie,
Ceux qui content leur peine d'avoir perdu leur pays ;
Pour la mauvaise tristesse qui abîme le cœur
Dans un gouffre sans fin ;
Pour ceux qui s'effacent et qui ont peur
Des coups, de la vie, des mots.

  • Pourquoi chantes-tu, poète ?

Je chante pour une histoire,
Réelle, imaginaire, passée, future,
Pour toutes ces aventures
Ordinaires, extraordinaires,
D'un ou d'une décennie ;
Pour une bicyclette oubliées,
Pour ces petits rien qui font tout.

  • Tu vas mourir poète.

Alors je ne chanterai plus ;
Ni pour les baisers volés,
Ni pour les vengeances oubliées.
Je tomberai, effacé, dans le néant.
Qui sera là, pour chanter
La neige qui tombe, une charogne sur la voie ?
Toi ?

  • Je chanterai poète.
Je chanterai pour l'Espoir,
Celui que tu m'as insufflé.
Je chanterai pour une fenêtre ouverte,
Un chat tué, et tout ce que tu as oublié de chanter.
Je chanterai pour toi,
Et tous ceux qui sont passés avant toi.
Et d'autres chanteront après moi.
Pars, Poète. Meurs en paix,

Tu ne seras pas oublié.

mercredi 24 septembre 2014

Bonjour again !

Il est temps de venir dépoussiéré les étagères.
Comme d'habitude...
Je commence sans finir.

C'est pourquoi j'ai décidé d'essayer d'être régulière. Au moins pour moi. 
Bref, je ne sais pas trop comment prendra la forme de ce nouveau blog. Nouveau, enfin, façon de parler.
Je vais essayer. 
Je vais réussir. 
Je ne sais pas qui cela va intéresser. Mais sait-on jamais.
Je ne sais pas si ça sera que des textes. Ou des photos. Ou des dessins. Des critiques. Je ne sais pas. Je ne sais même pas quel sera l'article d'après...
A voir.

J'ai tout mon temps. Et vous ?

mardi 11 décembre 2012

La Disparition ou l'inauguration d'un disparu.

La Disparition

J'ai fini à l'instant un bouquin. Il traitait d'un imbroglio parmi un amas d'individus. Un amas qui voulait par la communication d'un savoir non-commun, aboutir à l'illumination sur un fait obscur à propos d'un disparu, ou d'un mort qui, lui, fut connu par tous.
Un bouquin qu'on sait qu'il fut mis sur panard par G.P qui nomma son bijou La Disparition.
La façon dont il nous offrit son quiproquo quoiqu'il l’obscurcit tant qu'il pût, torturant ciboulot sur ciboulot, d'un public fou à foison pour pouvoir ouïr le quiproquo dont on fait allusion, bloqua l'admiration sans fin au fond de mon palais. J'ai lu non-stop.
Mais j'ouvrirais l'opus again tôt ou tard, mais plus tôt, à mon avis. Sa signification doit s'approfondir.

Si La Disparition, par hasard, a pour vous un attrait, un mot sur la filiation d'un individu à un individu afin qu'il n'y ait pas quiproquo dans la nomination pourrait avoir son us.

La façon dont G.P traita la narration dans La Disparition  imbroglio à l'imbroglio narratif. Compliquant l'assimilation du public par un discours zigzaguant, tordu, disloquant la plus mini clarification.
A la fois tordu par un disparu, par l'imbroglio narratif, par le script.

Bouquin à avoir fini aussitôt qu'on a su qu'il fut. Bijou dans l'art.

Post-Scriptum : Un dico pourrait avoir son us, pour l'assimilation d'un discours par instant obtus.


Court instant du roman


jeudi 4 octobre 2012

Scuba Diving

Oui, parce que Plongée sous-marine c'est moins classe.
Tout commença mal... Non, rassurez-vous, nous ne sommes pas dans un remake des Orphelins Baudelaires, c'est juste que j'ai toujours voulu commencé un texte ainsi, et pour une fois la phrase correspond, à peu près, à la circonstance.
Voyez-vous, cet été j'ai eu des vacances un peu France-Trotter. Et à un moment de ce périple nous nous sommes arrêtés chez mes cousins, du côté du Crouesty. Là, avec ma tante, nous avons passé plus d'une demi heure dans l'eau froide ( pour ne pas dire glacée ) à courir - euh pardon, nager - après pleins de petits poissons.
Mes parents, me voyant intéresser par cette activité me demande si cela me plairait d'en faire en club, en bouteille, de la vrai plongée sous-marine. Oh que oui !
Alors, à l'étape finale de notre long voyage, dans un petit village de pêche perdu de Bretagne, on se renseigne au club de plongée du coin. Après une petite confusion ( on croyait que j'avais 14 ans, mince, je suis pas si petite ?! ) ils me disent qu'ils ne peuvent me proposer qu'un baptême, vu que je n'ai strictement aucune expérience dans ce domaine. J'accepte. Enthousiaste. Nerveuse. La semaine passe. J'attends avec impatience, puis vins le jour dudit baptême. Et là, c'est le drame. Un temps de Bretagne avec du vent, de la pluie, des embruns. Fort optimiste, mon père m'accompagne au lieu de plongée. Et un responsable confirme nos doutes, non il n'y aura pas de sorti de baptême aujourd'hui (très étrange).
Déçue, car c'était le seule jour où je pouvais y aller, je rentre à la maison, accompagné de mon père qui me réconforte du mieux qu'il peut.
Les vacances passent et l'idée restent en tête.
Je me renseigne où on me renseigne, je ne sais plus, mais toujours est-il que j'apprend l'existence d'un club de plongée, juste à côté de la ville de mon lycée. Impeccable. Formidable. Fantastique.
On y va une première fois, un mercredi soir, à 19h30. On se renseigne, comme je n'ai aucune formation, la date d'un baptême est fixé au mercredi suivant. Encore de l'attente, encore une semaine, sauf que cette fois-ci, j'ai confiance, rien ne m'empêchera de faire ce baptême, ni vent, ni pluie, ni embrun. A moins qu'un ouragan ne défenestre la piscine, c'est dans la palme.
La semaine suivante, donc, je me présente de nouveau, de nouveau on me rajeunit (c'est là que tu te rend compte que la taille, ça trompe énormément) de nouveau je contredis et quelque formalité plus tard, me voilà en maillot de bain sur le bord de la piscine.
Bon je l'avoue, j'aurais préféré un bord de mer pour aller voir les poissons plutôt qu'une petite piscine qui ne culmine même pas à 2 mètres de profondeur, mais bon, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a et je suis quand même aux anges.
Après une explication plus ou moins précise de comment utilisé le matériel (on détaillera plus si tu restes) on monte le gilet sur la bouteille ou l'inverse, on enfile le tout et hop, à l'eau !
10 minutes plus tard, on ressort sans avoir besoin de remonter à la surface. Bonheur. de l'eau partout, au dessus, en dessous, derrière devant, partout.
Ça vous prend au tripes. Parce que vous êtes prisonniers d'un paradoxe et votre cerveau a du mal à suivre. Parce que vous êtes entourez d'eau, vous êtes sous la surface, et pourtant il y a de l'air, mais vous devriez vous noyer non ? Non. Car même si vous savez qu'il y a une bouteille, que vous avez un tuyau dans votre bouche, pour votre esprit, ce n'est pas normal, donc c'est un travail de tout les instants que de ce dire, je ne risque rien.
Et lorsque vous réussissez à dépasser ce sentiment, c'est l'extase, vous flottez, vous pouvez rester sous l'eau autant de temps que vous voulez. ( jusqu'à la réserve)
Conquise, je m'inscris et reviens.
Les séances se divisent en deux parties, une séance bouteille le lundi et une séance théorie et longueur le mercredi.
Je m'achète palme-masque-tuba.
Et je reviens.
J'adore.
En fait à la base, je suis déjà une fan de l'eau. La mer surtout, pas trop la piscine avec les produits chimiques. Mais bon, quand y'a pas la mer, on fait avec. Donc j'adore l'eau, le sentiment de liberté qu'elle donne, tu peux bouger ton corps dans tous les sens, faire des saltos arrières, avant, flip, des figures qui n'existe pas, tu ne peux pas tomber. Tu ne peux pas te faire mal. En apesanteur comme dans l'espace. Sauf que de temps en temps il faut remonter à la surface prendre un peu l'air.
C'était le seul défaut que je trouvais à l'eau. Mais avec la plongée plus de temps (enfin si... mais bon, au bout de 30min, tu peux te dire que ça fait déjà un bail.)
Je ne pourrais pas tout vous raconter. Tout vous dire, il s'y est passé tellement de truc. Mais voici des moments qui m'ont marqué.
Le dernier mercredi avant les vacances de noël, on a eu de l'eau à 37°. Le rêve, c'était un bain géant, pour une fois t'avais plus froid dehors que dedans
La première fois où j'ai réussi à faire deux longueurs sous l'eau (avec des palmes, mais sans me presser).
La première fois où j'ai fais une sorti à la fausse d'Amiens. 14 mètres de fond, là tu commences à expérimenté la folie des profondeurs, et tu commences à comprendre pourquoi il a peur Marin dans le monde de Nemo. Ce qui n'empêche que tu as envie d'y retourner.
Les soirées des rois, des pizzas, de noël, du jour de l'an, où tu retrouves tout le club. Tout le monde connaît tout le monde et tout le monde charrie tout le monde.
Bref, la plongée ce n'est pas qu'un monde d'eau.

Et un jour. Un jour j'irais dans la mer. Celle qu'on voit danser le long des golfs clairs. Voir les petits poissons dans l'eau, s'ils nagent aussi bien que les gros.

Un jour mon prince viendra aussi...

samedi 1 septembre 2012

Faire un geste pour l'environnement, ça peut-être très simple, et ça commence maintenant.

Comme tout un chacun qui a un blog, j'ai une liste de blog que je consulte régulièrement, et sur l'un d'eux, il n'y a pas si longtemps, j'ai remarqué l’apparition d'un logo vert accompagné d'un article expliquant que si on mettait ce logo sur son blog, si on écrivait un petit article expliquant pourquoi ce logo et si on envoyait un message avec l'adresse de son blog à cet e-mail : blog-zerocarbone@bonial.fr, et bien un arbre serait planter.

Un petit geste facile à faire pour l'environnement.

Ma décision était prise, et en plus, mon blog est vert, donc je trouve que ça lui sied vraiment au teint. Ne vous inquiéter pas, ce petit logo existe en produit dérivé de toute les couleurs, pour plus d'info cliquer sur le lien suivant :

http://www.bonial.fr/environnement/blog-neutre-en-carbone/je-veux-participer/

C'est un petit geste qui ne coûte rien, sinon de planter un arbre.
Et comme dis si bien mon ami Pingouin : "Et si tous les blogueurs faisaient ça (surtout avec la quantité de merdouilles qu'on trouve dans la blogosphère, désolé de le dire...), je peux vous dire que ça aurait un impact assez conséquent !" 



Et je ne veux pas paraître autoritaire ou quoique se soit, mais FAÎTES-LE
( ça va, c'est assez visible ? )


lundi 27 août 2012

Rencontre avec un artiste Hors-Norme

A ma tante...

Il y a de ces rencontres qui nous rendent indifférent. D'autre qu'on aurait bien aimé ne pas faire. Des rencontres qui ne durent pas et qui sont inoubliables, des rencontre qui durent et qui ne sont pas inoubliables. Certaines qu'on aurait aimé faire et qu'on ne fera jamais. Dommage... Et enfin, il y a des rencontres, qui durent ou pas, mais qui sont extraordinaire, car on y rencontre Quelqu'un, avec un "Q" majuscule. Généralement ce genre de rencontre on ne s'y attend pas. Elles nous sautent dessus au coin d'un tournant et  nous laisse pantois mais émerveillés.
Louis Chabaud fait parti de ces rencontres là pour moi. Avec maman, on est tombé dessus par hasard lors des médiévales de Praz-sur-Arly. On a d'abord été attiré par une sorte d’épouvantail multicolore suspendu à un balcon. Timidement nous avons passées la tête par la porte. Il y avait tant de couleurs, tant de choses à voir. C'était à couper le souffle. Mais à cause d'un public trop présent, nombreux et souvent plus curieux que vraiment intéressé (et aussi une volonté de voir le reste des médiévales) nous sommes repartis nous promettant de revenir.
Quelques jours de passés et nous revoilà. On refait un tour, et oui, les couleurs sont toujours là, tableau, sculpture, phrase, et premier prix d'Aubagne. L'artiste et là aussi, plus disponible que précédemment, et là, la rencontre nous (re)tombe dessus. Louis Chabaud, un artiste qui est à la fois, tableau, sculpture et spectacle à lui tout seul, mais comment aurait-il pu en être autrement ?
Et là, un problème se pose, comment retranscrire en quelques lignes et uniquement par écrit ce personnage alors qu'un reportage vidéo ne suffirait pas.
Tout d'abord c'est un esprit vif capable de débiter des phrases philosophique ou non au kilomètre.
" Celle là, il faut que je la note !"


Une moustache aussi. Épaisse. Garnie. Et finement roulée au bout qui rappelle un peu un certain Salvador Dalí. Des cheveux mi-longs qui doivent faire ce qu'ils veulent et une peau burinée d'un monsieur de la montagne.
Après l'image, le son. Et quel son ! Il a toujours quelque chose à dire, à vous dire. Ou à vous raconter. Et ce n'est pas le discours d'un artiste pompeux, vide dénudé car imbu de lui-même. Non, derrière la voix, dans le récit, il y a l'émotion. Celle qui lui serre la gorge quand il évoque sa défunte mère qu'il n'a jamais connu, ou son professeur Théo.
" C'est lui qui m'a tout appris ! "



Celle qui le fait sauter au plafond quand il parle des politiques.
" Je n'aime pas la couleurs, c'est con pour un peintre, mais vive Rama Yade ! "
Et immédiatement son visage s'éclaire et il chausse ses lunettes et la note parmi tant d'autre.
" J'en ai plus de 3000. Depuis le premier Janvier 1971, je me lève à trois heures du matin, et je note tout ce qui me passe par la tête. "



Ensuite, derrière le personnage, il y a le comédien. Car s'il a été artiste toute sa vie, il n'en a pas toujours eu le métier. Il a commencé par enchaîner de nombreux petits boulots et a fini sur les planches.
" Ah, mais j'ai pas arrêté, si on m'appelle pour un second rôle, je remonte sur les planches. "
D'ailleurs ce passé de comédien se ressent dans sa façon d'être, de raconter les histoire. Dès qu'il se lance dans une anecdote...
" Ce matin, au distributeur de la poste, il y avait un mec..."
 ... et les gestes accompagnent l'histoire. Des yeux qui s'écarquillent, des mains qui miment ce que la voix dicte... un petit Charlie Chaplin de la peinture.


Parlons-en de sa peinture. Une peinture avec un soupçon de réalisme, dans le sens où l'on reconnaît ce que l'on voit, mais tout en couleurs, en corps déformé, tordu pour les besoins. Et des peintures qui parlent de problèmes de la société. L'écologie par exemple.
" L'écologie c'est le tout à l'égout parfumé de belles paroles." Titre de tableau.


Il y a aussi les sculptures. Avec la sculptures qui part d'une phrase, ou la phrase qui découle de la sculpture, on ne sait pas, tel que : " La conversation du banlieusard est un immense point d'interrogation."















Et au détour d'une salle, après s'être mis des phrases souvent philosophique, mais toujours drôle dans la tête, rempli les yeux de couleurs et de bizarrerie, on tombe sur une peinture, vraiment réaliste pour le coup, représentant une maison dans une prairie, avec un arbre, dans les tons pastels, prise sur le vif, avec le mouvement de l'arbre. Le tableau est accompagné d'une coupe et d'une petite pancarte : Premier Prix d'Aubagne, 1960. Un tableau a mille lieu de tout ce que vous avez vu jusqu'alors, mais qui représente beaucoup pour lui.




" Si vous aviez vu la tête de ses fils de docteurs, de dentiste quand ils ont vu qui avait gagné. J'étais encore en blouse de travail, couvert de peinture. Ils me regardaient de haut -mime- et moi de bas -mime. Quand on a annoncé le vainqueur : "Gagnant du prix d'Aubagne : Louis Chabaud " je me suis faufilé jusqu'à la scène : " - Pardon, - Qu'est-ce que c'est ? - C'est moi Louis Chabaud." - le tout en mime. Et là, sur scène, j'ai pleuré. Et j'ai du dire un truc, oh, dans le genre : " Je vous ai bien eu." Maintenant j'aurais dis ça comme ça, mais à l'époque... "

A l'époque le jeune Chabaud n'a que 19 ans et beaucoup moins de verve.
Et là arrive un de ces amis. Grande effusion de Chabaud.
" Tu tombe pile à l'heure de l'apéro." 
Et de sortir bouteilles, verres et de nous inviter dans l'élan. Autour de la table, la liste des invités se rallonge au fil des personnes qui viennent, ou simplement passe dans la rue. Personne ne se connaît, mais les conversations vont bon train et finalement, personne ne se connaît, mais c'est tout comme. Alors que les phrases fusent et s'envolent, parfois sur un ton un peu fort, parce que Louis est un peu dur de la feuille.
" D'abord, je suis pas sourd, j'entends que ce que j'ai envie d'entendre, c'est l'ouïe."
Malheureusement, la rencontre se termine à cause d'un coup de fil intempestif. Mais pas la Rencontre.Celle-là durera le temps que l'on s'en souvient.
Un dernier mot Louis ?
" Allez, viens là, la pin-up, que je t'embrasse ! "


"L'ART, c'est comme L'AIR, comment expliquer ce que l'on respire ?"
                                                                 Louis Chabaud

by L.A
Avec photos d'Hélène et de Charlotte