mercredi 30 décembre 2009

Un orage ? Non, une tempête

Il ne dit rien.
Je ne dis rien.
Pourquoi dirait-il quelque chose ? Il n'a rien à dire. Et le silence se prolonge. Interrompu seulement par quelques uns de ses soupirs. Et quelques unes de mes respirations de coeur. Je n'ose parler. J'ai trop peur de ce que je vais entendre, mais surtout de ce que je vais pouvoir dire. Tous mes mots. Soigneusement préparés. Tous mes mots ne serviraient à rien. Pourquoi n'arrive-je même pas à le rassurer. Je sens que ma seule présence l'insupporte, il ne veut même pas que je le touche. Se contractant au moindre contact. A la moindre caresse.
De son côté, l'ordinateur ne cesse de cracher des grands classiques musicaux. De la bonne vieille musique. Je reconnais certaine oeuvre au passage. Mozart, Beethoven.
A chacun de ses mouvements, un soupir jaillit, en écho. A moins que ce ne soit les mouvements qui ne soit écho aux soupirs. Et mon coeur brûle, poignardé en son centre. Je ne comprends pas. Moi qui hier jouissait de ma friandise, avec son parfait accord, je l'ai aujourd'hui perdu. Par ma faute qui plus est. Que faire ? J'ose à peine bouger. Me lever est pour moi impensable. Tout comme lui parler.... Irréalisable.
Il se lève soudain, me surprenant, et coupant la musique de son ordinateur, commença à pianoter dessus. Je n'existe pas. Je n'existe plus. Son poing serré et sa respiration lourde me clouent sur place. Je ne peux bouger. Et il continue de se cloîtrer dans son silence obstiné et têtu. C'est que monsieur est très têtu. Continuant de m'ignorer, il prend une feuille, et un stylo et se met à écrire.
Dis-moi que tu ne fais pas cela... Dis-moi que tu me reparlera un jour et que ses mots écrit à la va-vite ne me sont pas destiné... Dis-moi que ce n'est pas mon avis d'expulsion.... Dis-moi...
Il pose la feuille, pliée soigneusement en quatre sous son ordi. Ce n'est pas pour moi. Un léger soulagement décompresse infiniment la boule qui s'est logé sur ma poitrine.
Une fois, je l'entends murmurer " quarante-cinq " et je ne sais pas ce que cela signifie. Je ne sais pas si c'est pour lui un moyen de me prévenir de l'heure et de me dire que je dois me rendre en cours. Dans ce cas là, il se trompe, il est 2h45 zet non pas 3h45, ou bien une façon de se rappeler à lui-même l'heure, histoire pou lui de calculer le temps restant à passer en ma compagnie, si je ne suis pas partie avant. De toute façon, je ne peux bouger. Je dois faire quelque chose. Mais son attitude m'en empêche. Je suis pris dans un étau. Entre lui et moi. Je veux Résoudre le problème mais je n'en suis poitn capable. A quoi bon cela sert-il de manipuler les mots, si dans les situations les plus sensibles, je ne sais que me taire. Parfois, les mots ne servent à rien. Ils sont trop impuissants. Comme maintenant.
J'ose avec témérité aller m'asseoir sur le rebord du lit, lit où il s'est réfugié. Il ne montre aucun signe qui acceptent ma présence, ou qui la fuit. Un progrès ? Peut-être pleure-t-il. Ce ne serait pas la première fois que je le découvrirait en larme, mais la première fois où je ne serais que faire. Quand c'était arrivé, je l'avais rassuré à mes caresses, sachant les mots inutiles, or là, je sais pertinemment que je ne peux le toucher. De plus, il s'est emmailloté dans des couvertures ; couverture qui rendent la manoeuvre plus difficile. Lequel de nous deux est le plus maladroit ? Bonne question.
Je risque un regard derrière mon épaule, et le trouve en pleine contemplation de son téléphone portable. Comme il parle à mi-voix, j'émets l'hypothèse qu'il doit relire des anciens messages ou converser avec l'un de ces amis. Peut-être avait'il relu un des miens, pour contraster entre ce qui se passe ici, et ce qui avait pu se passer. Prenant de plus en plus de courage, je me mis dos à son mur, après qu'il eut finis de remuer. Je n'ai croiser son regard qu'une fois et encore, je crois que c'était par erreur. Quand il avait ouvert les yeux, il n'avait pas dû s'attendre à ce que je le fixa si intensément.
Sans me regarder, il prend la parole. Ce qu'il m'annonce retourne le couteau dans la plaie.
Et Vlan, prends ça dans ta gueule ma vieille. Là, je devrais lui sortir que je l'aimais encore.
Mais il m'annonça que l'on aurait dû se séparer.
J'attrape mes chaussures, retourne à l'autre bouts de la pièce et commence à les lacer, endiguant une vague venant de mon coeur.
Un grand silence s'ensuit. Plus dramatique que le précédant, qui lui était plus... oppressant.
Je prend sur moi et ouvre la bouche pour la troisième fois. Je lui dis la vérité mais je sens qu'il ne me croit pas. Pourquoi me croirait-il ? Je m'était conduite en parfaite idiote. Salope, même.
" Je n'ai plus confiance en toi. "
Je m'en doutais.
Pause dramatique.
Mon coeur se déchire.
Mes chaussures fraîchement remises me font froid au pied. J'ai envie de pleurer.
"Et si ça continue entre nous, il faudra que je me méfie dès que je ne suis plus là. "
Vlan. Je veux pleurer. Mais ça ne sert à rien.
Tu as autre chose à ajouter pour m'achever ? Non, si ? Ben vas-y, balance.
Tue-moi.
La conversation continue, sur le même ton quel avait commencé. Des mots lâchaient du bout des lèvres. Sans tonalité. Efficaces, rapide et précis pour lui. Maladroit et suppliant pour moi. Tous ceux qu'il me dit se fichent dans mon coeur. Il continue. Je veux partir. Je veux pleurer. Je reste et retiens mes larmes. C'est mon jugement. Je ne peux y déroger. J'assiste à mon procès. Je suis navrée et lamentable. J'ai déjà perdu, a quoi bon ?
Il n'a plus confiance en moi. Il me l'avait donné. Je l'ai lapidé. Je ne suis qu'une petite égoïste narcissique et manipulatrice. Sans compter qu'il doit avoir plus de valeur de d'estime dans un de des doigts que moi toute entière. Je ne suis qu'une petite abrutie.
Le verdict tombe. Sans appel. Je ne me défend même pas. Pourquoi le ferai-je ? Je plaide coupable. Coupable sur toute la ligne.
L'envie de pleurer reviens. Plus forte.
Soudain, alors que je suis au bord du gouffre, je l'entends qu'il se lève. Il m'enlève mon bloc-note et mon stylo des mains, il m'attrape par les doigts, me fait me lever.
J'était complètement perdue, je suis parfaitement paumée.
Il me prend dans ses bras.
" Je veux te faire confiance, je peux ? "
Il me demande de le regarder dans les yeux. Malheureusement, les perles de pluie menaçant au coin de mon regard m'en empêche. Je me réfugie sur son épaule et pleure. Depuis le temps que ça menaçait...
" Je t'aime et je veux pouvoir te faire confiance. "
Non, là, c'était le truc à ne pas dire. Les larmes dégouline et humidifient son épaule.
Surtout que je suis surprise de ce revirement de situation. Je ne sais toujours pas où me mettre. Et je pleure, comme une idiote. Je ne peux pas m'arrêter. Est-ce de soulagement ? Je m'attendais à une fin, une rupture, je me retrouve dans ses bras. Je suis un peu plus soulagée. Et pas des moindres. Je suis dans son étreinte et il me sers. Je me niche.
L'orage est passé. Je suis d'autant plus étonnée que je ne l'attendais pas. Que je ne savais pas qu'il allait en avoir un. Que je ne savais pas qu'un orage se préparait.
En quelque minute, j'ai été écarteler puis soigné.
Ses bras se referment sur moi en un murmure.
" Je t'aime "
Je ne sens pas la lame qui s'enfonce dans mes côtes. Qui transperce mon coeur.
Il me regarde, une violence dans le regard que je ne saisis pas. Pourquoi ?
Pourquoi ?

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Le mot résonne sur les murs et s'effondre avec elle. Son sang parfume encore mes mains. Je n'aurais pas dû la tuer, mais si je la laissais vivante, elle n'aurait jamais été complètement mienne. Ma mienne à moi. Et cette pensée m'est intenable, maintenant elle n'est à personne.
Personne ?
Je regarde son coeur sans vie, son corps encore chaud, les larmes coulant toujours sur son visage, elle semble m'implorer d'une dernière prière. Ne t'inquière pas Ange de mon âme, j'arrive. Ton souhait sera exhaussé. Je me dirige vers mon lit, en soulève le matelat, une arme se découvre. Une arme à feu. J'esquisse un sourire en imaginant la tête de Jérôme. Il devait venir cet après-mide.

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Je marche, dans la rue, il n'y a personne. Le froid hivernale nous a tous surpris et les gens restent chez eux, au chaud. Moi, je me rends chez mon ami, et je ne raterais cela pour rien au monde. Il y aura sans doute elle aussi, ils ne se quittent jamais ses dernier temps.
En me rapprochant de sa maison, un sombre pressentiment me fait accélérer le pas, puis n'y tenant plus je cours, et m'arrête à bout de souffle devant sa porte. Alors que je m'apprête à toquer à la porte, un tir retentit. Une déflagration. Mon geste reste suspendu dans les airs et j'attends sans vouloir me l'avouer, une seconde vague.

Seconde vague qui ne viendra pas. D'après l'enquête de la police, il l'a d'abord tué, elle, au couteau, avant de se suicider, lui, avec le pistolet.

Après toute ses années, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir, à elle. Non mais c'est vrai ça, pourquoi avait-elle besoin de faire courir cette rumeur sur sa prétendu infidélité ? Je connaissais mon ami, il ne la croyait pas capable de mentir. Il l'avait cru. Je vous jure, regarder où ça les a mené ! D'accord, elle avait un cancer en phase terminale et ne voulait pas finir sur un lit d'hôpital. Mais franchement, il y a mieux, comme mort, non ? Mieux que d'être poignardé par l'homme que vous aimez..... Non ?

J'espère que vous êtes heureux au paradis, bande d'enfoiré !


dimanche 6 décembre 2009

Dad.

C'est d'abord une main qui se tends.

Qui vous empêche de tomber.
Qui vous rassure.
Qui vous tiens la votre.
Qui vous guide.


C'est une voix.

Qui vous appelle.
Qui vous gronde.
Qui vous réconforte.
Qui vous explique.

C'est aussi de grandes jambes.

Qui vous entraînent dans de grands pas.
Qui vous amènent là où vous voulez être.
Qui font des promenades.
Qui vous courent après.


C'est des bras.

Qui vous enserrent.
Qui vous enlacent.
Qui vous retiennent.
Qui vous protègent.


C'est également un regard.

Qui peut être noir d'encre.
Qui peut avoir cet éclas de malice.
Qui peut se troubler dans le lointain.
Qui nous observe grandir.


Papa, c'est tout ça.
Une voix.
Un regard.
Des bras.
Des grandes jambes.
Une main.

Mais aussi une présence.
Une présence de toujours,
une présence de tout les jours.

Tu étais, es, seras là.
Toujours.
Pour moi.

Dad.

Bon anniversaire en retard.

dimanche 22 novembre 2009

Un jour spécial.


Aujourd'hui est un jour spécial. Tu es née.
Aujourd'hui est un jour spécial. Il faut le fêter.
Aujourd'hui est un jour spécial. La famille s'est agrandi.
Aujourd'hui est un jour spécial. Tu es arrivée ici.

Je me souviens comme si c'était hier,
Quand on nous a annoncé ton arrivée,
Tu n'étais qu'à l'état embryonnaire,
Mais je commençais déjà à t'aimer.

On sortait de l'école,
Maman, Philémon et Moi.
Tous les trois main dans la main.
Philémon, Maman et Moi.

On était encore que sous le préau,
Quand maman nous l'as annoncé,
Et soudainement au milieu de cette foule,
Tous seul, on s'est retrouvé.

Il paraît que le bonheur rassemble.
Et dans ce flot de gens continue,
On s'est tout les trois retrouvé sur la même île,
Celle du bonheur complet.

J'avais envie de l'hurler au monde entier,
De le crier à la terre entière,
Mais par ce temps nuageux et tristounet,
J'ai garder mon soleil complet.

9 Mois plus tard, tu étais là,
Petite boule de chair chevelue.
Si frêle comment aurais-je pu
savoir que tu prendrais tant de place ?

Tant de place dans mon coeur.
Je t'aimais déjà petite soeur.
Soeur de moi, Soeur à moi.
Je t'aimais déjà.

Tu as grandis et embellis.
Tu as fais des bêtises.
Qui me faisaient rire.
Qui me faisaient crier.

Où sont passés ces années de délices ?
Ces disputes et des heures de jeu interminable ?
Ces fou rires sans queue ni tête ?
Ces pleurs et ces rigolades ?

Tu es là devant moi, tu me souris.
Je te regarde, et je vois,
A quel point moi aussi,
Je t'aime petite soeur.





Bon anniversaire Lou.


jeudi 23 juillet 2009

Les petites choses qui me font redevenir enfant... ( si toutefois j'ai grandis ) 2



1) Les manèges. Je m'en suis rendu compte lors d'une fête foraine, lorsque j'ai remarqué que les chocs des auto-tamponeuses sur mon propre véhicule m'arrachaient dse sourires larges et généreux mal de crâne. Pourquoi ? Parce que, alors que nous grandissons d'année en année, prenant de la force, de l'expérience et de l'âge, certaines choses restent inchangées. Les manèges en font partis. Se ballader dans un Palais des glaces, avoir peur dans une maison hanté ou dans un train fantôme ( ou bien en rire, celon l'âge ), tourner en rond sur un Caroussel, et j'en passe et des meilleurs, tout cela n'est qu'un vase communiquant ouvert à bien d'autre souvenirs, récents.. ou pas. Entrer dans ses attractions c'est comme retrouver un fil d'Arianne, qui nous amène dans un endroit de notre coeur, resté enfant.

2) L'anniversaire. Jour magique où tout commença, notre anniversaire est certainement le jour le plus prompt à nous entraîner dans les méandres de notre mémoire. Puisque ce jour nous amène à nous souvenir des fêtes précédantes, par des comparaisons, des similitudes, des "déjà-vus", ou autre. Et de fil en aiguille, on peut remonter loin, très loin. Et malgré la bougie supplémentaire qui trône sur le gateau tous les ans, on garde la même lueur d'amusement, la même étincelle de jeunesse qui s'illumine au tréfond de notre regard, lorsqu'il s'agit de les éteindre toutes, d'un seul coup, pour pouvoir faire un voeu qui se réalisera, celon une superstition à laquelle on croit pour se raccrocher à quelque chose, mais sans y croire vraiment. Ajouter à cela l'ambiance des flammes scintillant dans le noir, en plus de cette volonté de croire en quelque chose, comme un rêves brillant dans ces lumières vacillante, un rêve oublié, traînant par là, et vous aurez un pont parfait pour l'enfance.. Même pas besoin de machine à remonter le temps.

3) Les cerfs-volants. Grandes Toiles planant là-haut, dans le ciel - comme un désir inaccessible, qui sait - les cerfs-volants font partis de ses choses immuables qui donnent l'impression d'avoir toujours existés et qui existeront toujours. Mais peut-être nous font-ils rajeunir parce qu'il nous rappelle nos rêves enfantin. Qui n'as jamais voulu voler dans cette immensité bleu, libre de tout soucis, libre... tout simplement. Le cerf-volant, vole, sans autre attache que ses deux ficelles que vous tenez dans vos mains. Il plane sur les courants, fait des pointes de vitesse sous vos indications, que vous soyez petit ou grand. Vous vous rappelez sans doute vos premiers essaies catastrophiques dans les mains de votre père, votre frère, lorsque celui-ci se tenant derrière vous, vous donnez bons conseils, et parfois, ordre jappés quand la toile s'écrasait au sol. Et voilà, vous souriez, partis dans votre passé les yeux dans le vague. Un bruit sourd vous remonte à la surface du présent, l'engin s'est scratchait au sol, devant le regard consterné de vos enfants, vous souriez alors en excuse... sans rien expliquer, comment vos enfants pourraient comprendre ?


Pour Infante.

Déjà pour ceux qui ne connaisse pas ma famille, Infante est le nom de la jument de ma mère morte cet année à l'âge de 34 ans.

Elle a toujours été là. Aussi loin que remontent mes souvenirs. Toujours. Et elle semblait figée dans le temps. Forteresse immuable. Rocher inébranlable. Guerrière invincible. Elle faisait preuve d'une grande intelligence qui m'amenais à penser qu'elle comprenait tout et qu'elle me jaugeait d'un oeil rieur, moi, pauvre humaine maladroite et fragile, sur mes deux jambes. Ou alors, elle me clouait sur place avec un regard nuit serein et éternel. Quand on venait la voir, elle se précipitait à notre rencontre. Vêtue d'une robe noire. Noir a toujours été la couleur triste, la couleur corbeau, la couleur du malheur, mais sur elle, c'était un noir profond. Tellement noir qu'il en était multicolore. Tellement noir qu'il en brillait. Noir d'espoir. Noir de joie. Elle nous regardait venir en nous pressant de sa voix joyeuse. Elle nous suivait des yeux, piaffant d'impatience et quand on arrivait enfin à sa hauteur, on devinait la liesse dans son regard. Elle a toujours été contente de nous voir. Chacune de nos visites annonçait un bonheur nouveau. Elle nous aimait. J'en suis sûre. Comment expliquer autrement sa gentillesse à notre égard, son calme et sa sérénité alors qu'on l'embêtait de toute sorte de manière ? Comment expliquer ses câlins et caresses à sa manière ? Je me souviens, quand on la grattait... Quand on lui apportait des carottes... C'est difficile de ne plus la voir. De voir cet enclos vide de sa présence. La Grande Dame n'est plus. Mais est-t-elle vraiment partie ? Elle vit en moi. En ma mère. En ma famille. En sa famille. Elle habite nos souvenirs et vit dans nos mémoires. Elle ne mourra vraiment que quand personne ne sera plus là pour penser à elle. Amuse-toi bien dans les prairies vertes de cet au-delà que l'on ne connaît pas mon amie. Je ne t'oublierais pas, Infante.

Souffrance pour le néant d'un départ.
Fin et Commencement.
Mort et Renaissance.


mercredi 15 juillet 2009

Les petites choses qui me font redevenir enfant... ( si toutefois j'ai grandis )


1) La neige... cette imensité blanche qui recouvre tout comme pour délavé la terre de sa saleté. Cette immensité blanche qui nous entraîne dans d'interminable partie de bataille de boule de neige et dans des constructions pharaoniques de bonhomme de neige aux nez-carotte.

2) Les feux d'artifices. Des illuminations éphémères qui arrivent à vous arracher des sourires béats qui n'avait pas éclairer votre face depuis que vous avez arrêtez de croire au père Noël. Pourquoi ? Comment ? On ne sais pas. Mais on ne peut pas s'empêcher de s'extasier sur " la belle rouge " ou " la belle bleue " , comme sis ces fleurs d'un temps, ces éclats fragiles ouvraient de courte brèches en nous. Des brèches donnant sur une enfance trop vite passée.

3) Jouer à trap-trap avec les vagues au bords de la mer. Comment expliquer les sensations qui vous saisissent lorsque le sable humide roule sous vos pieds ; ou quand, courant pour éciter une vague, sa fraîcheur vous surprends au niveau des chevilles. Etre le plus rapide, ou être le plus humide, tel est la question...

4) Quand le vent vous tient. Parce que personne ( ou presque ) n'a résisté à écarter les bras en croix, au sommet d'une falaise juste pour voir si le vent vous porte. Et là, encore une satisfaction et un plaisir personnel sans limite. Le vent dans vos cheveux, cette brise qui vous fouette le visage. Une sensation inégalable qui vous arrache un sourire rivalisant avec celui que vous arborrer devant votre met favori.

5) Les châteaux de sable. En famille ou en solitaire, les constructions de bord de mer qui fleurissent tous les ans restent un des plaisirs qui replongent les adultes dans le monde de l'enfance. Petit ou grand, tous le monde met la main à la pâte avec la même ardeur, la même persévérance, le même bonheur, et quand le chef-d'oeuvre est enfin terminé - piramide, château, fort, animal, tunnel - la même satisfaction de le voir finis, de voir que le jeu en valait la chandelle. La deuxième étapes ? Regarder, l'oeuvre se casser au fil de la marée et du flot continue des vagues écumeuses.

lundi 6 juillet 2009

Re les gens !

Il y a maintenant un moi que je suis rentrée chez moi, en France. Un moi. Et cette impression de n'être jamais parti qui ne me quitte pas. Vous savez, la métaphore que j'utilise le plus souvent, et à juste titre, pour expliquer ce qui m'arrive, c'est : 

" J'avais peur que sans moi ma famille se soit réorganisé autour de la table, et que je doive batailler pour récupérer ma place. Or là, ils ont juste laissé la chaise vide. " 

Et c'est tout à fait vrai. J'ai juste eu à m'asseoir et me voilà de novueau réintégré. Bon bien sur, il y a le décalage horraire qui vous embête pendant au moins une semaine, mais vous vous en moquez un peu. Vous avez retrouvé votre famille, vos repères, vos plaisirs quotidiens et maisonnale. Je me suis, entre autre, remis à la cuisine ( dont je dois poster certaine recette ) au jardinage et... au surveillage de frères et soeur. Les brocantes et le ciné sont re-rentrés dans mes habitudes hebdomadaires. Les fous rires familliaux ont repris leur mauvaise habitudes de m'étouffer et je me suis promis de noter toute nos phrases stupides, mais spirituelles ( ça vole pas trop haut, faut dire ) dans un petit carnet spécial.

Donc voilà je suis rentrée...
Mais, étais-je vraiment partie ?


samedi 6 juin 2009

Revue

Bonjours, il est maintenant 8h36, heure américaine, cela fait plus de deux heures que je suis debout, et je me suis couchée à 2h. 
Hier, ma dernière journée, je l'ai passée entre l'ordinateur, mes valises, ma chambre à ranger, un sac à main à finir  ( il y a pas que ma marraine qui sait en faire, voyez-vous ), un festival italien, un spectacle de danse et finalement, une fête ( avec une piscine, et par miracle, j'avais mon maillot de bain.... YEAH ) ... J'ai dit au revoir à beaucoup de monde, et curieusement, je n'ai pas pleuré...
Une fois rentré, j'ai terminé mes valises, et signer le Yearbook de Jess...
Jeudi, je suis allée à un parc d'attraction, où Jess a essayer de me tuer en me faisant faire des montagnes russes et autre que d'habitude, même l'idée de les faire ne m'effleure pas. Et la soirée c'est finis sur un resto avec toute la famille plus la petite amie de Ted ( de son vrai nom Frederic ) et son colocataire. Ceux-ci m'ont offert deux CDs qu'ils ont eux-même produits..

Mes derniers jours ont été merveilleusement rempli. L'année a été génialement super extraordinaire.

Je me suis fais des amis. J'ai appris une langue. Je suis allée à New-York. Au Colorado. A Chicago. J'ai goutté à de la nourriture mexicaine. Ai expérimenté le système américain. Leur façon de se dire bonjour ( hug ). J'ai appris à aimer les tongs, les shorts courts. J'ai gagné de la confiance en moi. Ai fait des tonnes de pictures photos. Je suis allée danser à tout les party organisée par le lycée. Ai encouragé notre équipe par 10 degrés farenheit lors des matchs cet hivers. 

Une bonne année.
Une meveilleuse expérience.

Mais toute les bonnes choses ont une fin...


vendredi 5 juin 2009

Pour quelqu'un de spécial...


M
aman...

A ce seul mot, tant de chose me vienne à l'esprit. Des sentiments. Des souvenirs. Des images.

D'abord, je te vois toi, souriante. Avec ses pattes d'oies au coin des yeux. Tu es dans ton jardin. Il y a du soleil. Si je ferme les yeux, je peux presque sentir la brise sur mon visage. Puis la vision s'efface et me voilà devant l'écran de mon ordinateur. A quelque millier de kilomètre de là. Cette année fut rude. Bien plus que je n'ai pu l'imaginer. Mais elle arrive enfin à son terme et Dimanche, tu pourra me serrer dans tes bras. 

Maman...

Un bien petit mot pour une personne qui a tant d'importance.

Qui mieux qu'une mère pour consoler un chagrin ? Qui mieux qu'une mère pour parler des garçons ? Qui mieux qu'un mère pour des délires et des crises de fou rire ? Qui mieux qu'une mère pour faire du shopping ? Qui mieux qu'une mère pour garder des secrets ? Qui mieux qu'une mère pour vous aider ? Qui mieux qu'une mère pour vous crier dessus ? Qui mieux qu'une mère pour prendre soin de vous ? Qui mieux qu'un mère pour s'inquiéter ? Qui mieux qu'une mère pour vous aimer ? 

Maman...

A ce mot, une boule de nostalgie, de tristesse et d'impatience me monte à la gorge.

" Je te connais comme si je t'avais fait. " Tu me connais mieux que ça. Tu m'as fait maman. Tu partages mes rires, comprends mes silences, respectes mes mutismes, effaces mes chagrins, calmes mes colères, apprivoises mes impatiences, domptes mes mécontentements - Tu boudes ? -  éveilles ma curiosité et ouvre mes yeux. Et pour tout cela, pour tes " enguelades ", tes câlins, tes conseils, tes rires, pour tout ça, je voudrais te remercier. Même si ce sentiment se place au-delà des mots et des gestes. Comment expliquer cette bouffé de gratitude qui me prends la gorge, le coeur, qui m'emplis les poumons ? Tu étais, es, seras toujours là. Plus qu'une amie. Une mère. Merci.

Maman...

Un mot qui m'a bien manqué cette année.

Pas que le mot d'ailleurs. Je me suis sentit bien seule. Plus personne pour me crier dessus. Plus personne à qui faire des câlins. Plus personne avec qui me fâcher. Seule. Mais pas vraiment. Tu étais derrière chacun de mes geste. Dissimulée dans mes rêves. Cachée dans mon regard. On est jamais seule. Surtout quand on a une mère qui appelle tout les dimanches. Tu me demandais comment ça allait, puis on échangeait des nouvelles. Je te demandais de me parler de la maison, j'avais tellement peur que cela change sans moi. 

Maman...

Un si petit mot pour tant de chose à dire.

Je suis si fière de toi.

Bon anniversaire.

Je t'Aime.


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mercredi 3 juin 2009

Fratrie



" Les frères et soeurs sont des fleurs différentes poussants dans un même jardin "

Complice de toujours. Complice de ma vie. Tu te cache parfois derrière mes pleurs. Tu te déguise sous mes rires et se dérobe à mes silences. 

Tu sais généralement quoi dire pour me faire rire, me remonter le moral. 
Confident de mes premiers jours, tu ne m'as jamais trahis. Tu as toute ma confiance. Parce que tu la mérite. 
Te souviens-tu de la fois ou nous avions trouvé des oeufs d'oie et que l'on avait essayer de les faire couver par l'oie blanche ( qui a un caractère épouvantable ) ?
Celle où l'on a négocier pour se regarder la trilogie de Stars War ?
Et ceci... Et cela...
Camarade. Tu m'as toujours suivit partout, dans tous les ennuies dans lesquelles je me suis fourré. Je nous ai fourré. 
Dur de citer des souvenirs précis quand on fait tout à deux... Non ?

D'accord, la vie n'est pas toujours rose. Oui, on se dispute. On se fait mal. 
Mais avoue qu'en plus être idée fixe, tu es possessif et fainéant - et mauvais joueurs et caractère de cochon et... - ce qui ne me rends pas la vie facile.
Taquin, tu aimes bien me titiller aussi... Souvent d'ailleurs. Tu sais ce qu'il faut faire pour m'énerver et tu ne t'en prive pas.
Et tu es un sacré maître chanteur aussi... " Si tu fais pas ça, je dis à Maman que... "
Je te le rends bien, je crois.
Tu arrive à me faire pleurer. 
Ennemis, tu me blesses, mais au fond, je ne t'en veux pas. Je te comprends, ou essaye.
Oui, nous avons nos hauts et nos bas, mais on finit toujours par se réconcilier, parce qu'au fond, on s'aime. 

La providence nous a fait frère et soeur, je l'en remercie. Je te remercie. Merci de pimenter ma vie. Merci de me faire rire, pleurer. Merci de m'embêter. Merci de partager mes secrets. Merci de me suivre partout. Merci de me supporter. Merci d'être mon Frère

Et parce qu'au delà des mots tu es mon frère, joyeux anniversaire.

Je t'aime.