dimanche 15 août 2010

" Dis Papa.... "

" - Dis papa, on peut toucher la lune ? "

Le papa regarde sa montre, regarde son travail, regarde son fils qui lui sourit, re-regarde son travail, re-regarde sa montre et soupire.

" - Je ne sais pas mon bonhomme, va demander à ta mère. "

Le petit perds un peu de son sourire, c'est qu'il est occupé le papa, il le sait, mais il n'a jamais le temps... Et puis, maman, elle est pas la, elle non plus. Elle est partie. En claquant la porte, il s'en souvient bien Benjamin. Alors, il reste là, debout, dans le bureau de son père, il tourne, il regarde les affiches, les graphiques, et soudain, il y a une question qui vient. Une question importante qui lui tourne en tête alors il revient se poster près de son père, observe un peu son travail, prends une inspiration comme s'il s'apprêtait à plonger, referme la bouche, pas assez d'air. Il semble guetté le bon instant. Alors, il attend encore un peu. Il se dandine, il réfléchit, mais la question est toujours là. Elle en devient entêtante, insupportable, elle lui tourne en rond dans la tête. Et quand il l'a bien apprivoisé, il se tourne de nouveau vers son père, prends de nouveau une grande inspiration - cette fois-ci ça y est, c'est la bonne - et lui demande d'une petite voix...

" - Dis papa, pourquoi les poissons ils respirent sous l'eau ? "

Ce qu'il ne sait pas Benjamin... Et il ne peut pas le savoir, il est trop petit, c'est que son père ne peut pas répondre à ses questions, car ce sont des questions d'enfants et elles demandent beaucoup de temps et de patience. Car les réponses ne sont pas évidentes. Car en fait, quand un enfant pose une question, il n'attend qu'une seule réponse, celle qui le fera le plus rêver. Les explications rationnelles ne lui conviennent pas, elles sont trop adultes, et l'enfant ne veut pas devenir adulte. Dites lui que les poissons respirent sous l'eau grâce à des poumons spéciale et que c'est par hasard qu'il ont pris tel forme ( ou alors allez vous amuser à leur expliqué la génétique ) il ne comprendra rien et vous reposera la même question, car cela ne lui conviendra pas. Mais dites lui que les poissons respirent sous l'eau parce que comme ça ils échappent au terrrrrrrrrrible dragon qui mange les petits garçon, ou parce que comme ça ils voient le monde à l'envers, là, ils vont comprendre tout de suite et s'en iront satisfait... Avant de venir vous demandez si les gentils petits poissons n'ont pas mal à la tête de voir le monde à l'envers...
Car vous le savez bien, ses questions n'ont pas de fin. Il y en aura toujours une pour suivre la précédente... Et vous lancer dans ce jeu interminable ne vous branche pas. Du tout.

" - Je ne sais pas Ben, demande à nounou... "

Mais Nounou n'est pas là... Il n'y a que toi ici papa... Mais comment pouvez-vous le savoir ? Vous qui êtes prostré dans votre monde d'adulte ?
Car on a beau dire que c'est votre fils. Vous avez beau pensez le connaître, il est encore dans la bulle de l'enfance, et vous, déjà dans le monde réel. Il y a cette barrière qui existe. Invisible, infime, et pourtant présente.
Il reste là, vous regarde, attendant que vous changez d'avis, attendant que vous ouvrez la porte et que vous redeveniez un peu gamin, vous aussi...
Mais son attente ne fait que vous agacez et d'un geste, vous le congédiez, comme un simple domestique. Ne lui octroyant même pas un regard.
L'instant est passé. Il part, emmenant avec lui sa bulle d'iréelle. Vous le regrettez déjà, mais il est trop tard pour faire machine arrière. Et vous restez enfermé dans votre monde terne et plein de problème...

samedi 6 février 2010

Concerto pour la Vie en Trois Mouvements

Premier Mouvement.

Oublie.
Oublie quoi ?
- hausse les épaules - Je ne sais pas.
Alors pourquoi tu me demandes d'oublier ?
Je ne sais pas.
- rire - Tout ceci n'a pas de sens...
Ah, parce que la vie à un sens maintenant ?
- interloqué - Ben... Oui, tu en savais pas ?
Non, je ne pensais pas que quoique se soit puisse avoir un sens ici bas.
La vie a le sens que tu lui donne.
Et si je ne veux pas lui en donner un ?
Alors tu ne la mérites pas.
- choqué -Je devrais mourir ?
J'ai dis que tu ne la méritais pas. Pas que tu devais mourir.
Je ne comprends pas.
Le contraire m'eut étonné.
Tu ne cesse de me surprendre.
- soupire - La vie fais de toi ce que tu es. Mais ce sont tes choix, tes embuscades, qui te donne de l'expérience, tout ce qui fait la vie. Donc tu fais de ta vie ce qu'elle est. Si tu ne veux pas lui donner de sens, c'est comme si tu refusais de te donner un sens à toi-même. Tu refuses ta propre Vie. Tu tourne le dos à ta propre existence.
Parfois, on a pas envie de faire face, on veut faire demi-tour et s'enfuir.
La vie n'est pas facile. Celui qui t'as fait croire ce mensonge t'as envenimé. La vie n'est pas facile. Elle te teste, en fonction de tes choix, et si tu n'est pas capable de les assumer, alors, c'est que tu n'est qu'un lâche et qu'importe ce qui t'arrivera.
Je crois que je commence à comprendre.
Commencer n'est pas suffisant. Il n'y a pas de commencement, il y a tout, il y a rien, mais pas de peut-être. Quand tu fais un choix il n'y a pas d'hésitation. C'est oui ou non, noir ou blanc. Tu comprends ou tu ne comprends pas.
Et pour ceux qui doivent apprendre ?
Ils doivent apprendre vite. Ou ils n'apprendront jamais.
Tu me décris un monde sans pitié.
La vie est sans pitié. Il n'y a pas de justice.
Je ne sais plus si je veux vivre.
- sans pitié - Alors tu fais parti de ceux qui abandonne et qui laisse leur vie décider a leur place. Qui laisse la mer les projeter sur les rochers, et qui se moque de mourir ou non.
Je n'ai pas envie de mourir.
Alors bat-toi !
Me battre ? Au nom de quel idéal ?
Au nom du tiens. Défend-toi, bat-toi, vis, pour toi, pour les autres, pour toutes les motivations qui te font te lever le matin !
- ne réagis pas -
- calme son enthousiasme - La vie est vaine, mais elle est précieuse. La vie est dure mais elle est tienne. La vie est incompréhensible mais elle n'est qu'éphémère. C'est à toi de faire tes choix, je ne que te donner le goût de vivre, je ne peux pas vivre à ta place. Je te promulgue mes conseils mais tu peux choisir de ne pas m'écouter. Il n'y a pas meilleur sourd que celui qui ne veux pas entendre.
Pourquoi tu fais ça ?
Qui sais, peut-être que je te donne une seconde chance. Peut-être que je crois en toi. Peut-être que tu me rappelles quelqu'un. Peut-être que... Je n'en sais rien.
- se lève - J'ai pris ma décision.
- le regarde, intéressé - Oui ?
Je dois y retourner. Pour tout ce que tu m'as dit. Pour ne pas me décevoir mais pour ne pas non plus décevoir ceux qui crois en moi, qui m'aimes et que j'aime.
Tu es sur de ton choix ?
Oui. Merci à toi, Ombre de Vie, Ange de la Nuit.
Pars, ne reste pas.
Tu vas me manquer.
Qui te dis que je vais te quitter.
- souris pour la première fois - Tu vas me manquer - il plonge -

Deuxième Mouvement

- Regardez, regardez, il ouvre les yeux !
- Ben mon vieux, tu nous as fais peur !
- Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Tu nous l'as sauvé Jules !
- Tu dois une fière chandelle à Jules !
- Qu'est-ce qui t'as pris de faire le malin devant les filles !
- Heureusement que Jules est là...
- Et heureusement que le monsieur ne roulait pas trop vite...
- Aïe ma tête...
- Qu'est ce qu'il dit ?
- Reculez, reculez, laissons-le respirer !
- Voilà les pompiers, ils en ont mis du temps !
- Oui, sinon c'est pas à l'hôpital qu'il t'aurais emmené, mais à la morgue...

Troisième Mouvement

La ribambelle de copain part dun grand rire, de l'humour noir... Quand le danger est passé, quand la peur a quitté les visages, on veut rire, comme pour effacer la gravité de la situation. Pour gommer l'inquiétude du coeur. Il est vivant. Et comme par hasard, on devient croyant. Mon Dieu, merci, il est vivant. On regarde les pompiers emmené le corps. Qui bouge, qui remu avec difficulté, mais qui est là, VIVANT. On aimerait crier, danser, sauter de joie. Et lui, il regarde sans voir, il transperce les ombres qui l'entoure, étonné d'être revenu, surpris de ne pas être partis. Reconnaissant pour cette ombre qu'il ne connait même pas. Il est revenu, mais ce n'est plus un inconscient, il s'est réveillé. Dans tout les sens du terme.
* Merci... Adieu *
Qui a dis que je te quittais ?

dimanche 31 janvier 2010

A l'Elfe.


Un nouveau blog familliale est né, c'est l'Oeil de L'Elfe...

Allez le visister ici : http://elfeye.blogspot.com/





mercredi 30 décembre 2009

Un orage ? Non, une tempête

Il ne dit rien.
Je ne dis rien.
Pourquoi dirait-il quelque chose ? Il n'a rien à dire. Et le silence se prolonge. Interrompu seulement par quelques uns de ses soupirs. Et quelques unes de mes respirations de coeur. Je n'ose parler. J'ai trop peur de ce que je vais entendre, mais surtout de ce que je vais pouvoir dire. Tous mes mots. Soigneusement préparés. Tous mes mots ne serviraient à rien. Pourquoi n'arrive-je même pas à le rassurer. Je sens que ma seule présence l'insupporte, il ne veut même pas que je le touche. Se contractant au moindre contact. A la moindre caresse.
De son côté, l'ordinateur ne cesse de cracher des grands classiques musicaux. De la bonne vieille musique. Je reconnais certaine oeuvre au passage. Mozart, Beethoven.
A chacun de ses mouvements, un soupir jaillit, en écho. A moins que ce ne soit les mouvements qui ne soit écho aux soupirs. Et mon coeur brûle, poignardé en son centre. Je ne comprends pas. Moi qui hier jouissait de ma friandise, avec son parfait accord, je l'ai aujourd'hui perdu. Par ma faute qui plus est. Que faire ? J'ose à peine bouger. Me lever est pour moi impensable. Tout comme lui parler.... Irréalisable.
Il se lève soudain, me surprenant, et coupant la musique de son ordinateur, commença à pianoter dessus. Je n'existe pas. Je n'existe plus. Son poing serré et sa respiration lourde me clouent sur place. Je ne peux bouger. Et il continue de se cloîtrer dans son silence obstiné et têtu. C'est que monsieur est très têtu. Continuant de m'ignorer, il prend une feuille, et un stylo et se met à écrire.
Dis-moi que tu ne fais pas cela... Dis-moi que tu me reparlera un jour et que ses mots écrit à la va-vite ne me sont pas destiné... Dis-moi que ce n'est pas mon avis d'expulsion.... Dis-moi...
Il pose la feuille, pliée soigneusement en quatre sous son ordi. Ce n'est pas pour moi. Un léger soulagement décompresse infiniment la boule qui s'est logé sur ma poitrine.
Une fois, je l'entends murmurer " quarante-cinq " et je ne sais pas ce que cela signifie. Je ne sais pas si c'est pour lui un moyen de me prévenir de l'heure et de me dire que je dois me rendre en cours. Dans ce cas là, il se trompe, il est 2h45 zet non pas 3h45, ou bien une façon de se rappeler à lui-même l'heure, histoire pou lui de calculer le temps restant à passer en ma compagnie, si je ne suis pas partie avant. De toute façon, je ne peux bouger. Je dois faire quelque chose. Mais son attitude m'en empêche. Je suis pris dans un étau. Entre lui et moi. Je veux Résoudre le problème mais je n'en suis poitn capable. A quoi bon cela sert-il de manipuler les mots, si dans les situations les plus sensibles, je ne sais que me taire. Parfois, les mots ne servent à rien. Ils sont trop impuissants. Comme maintenant.
J'ose avec témérité aller m'asseoir sur le rebord du lit, lit où il s'est réfugié. Il ne montre aucun signe qui acceptent ma présence, ou qui la fuit. Un progrès ? Peut-être pleure-t-il. Ce ne serait pas la première fois que je le découvrirait en larme, mais la première fois où je ne serais que faire. Quand c'était arrivé, je l'avais rassuré à mes caresses, sachant les mots inutiles, or là, je sais pertinemment que je ne peux le toucher. De plus, il s'est emmailloté dans des couvertures ; couverture qui rendent la manoeuvre plus difficile. Lequel de nous deux est le plus maladroit ? Bonne question.
Je risque un regard derrière mon épaule, et le trouve en pleine contemplation de son téléphone portable. Comme il parle à mi-voix, j'émets l'hypothèse qu'il doit relire des anciens messages ou converser avec l'un de ces amis. Peut-être avait'il relu un des miens, pour contraster entre ce qui se passe ici, et ce qui avait pu se passer. Prenant de plus en plus de courage, je me mis dos à son mur, après qu'il eut finis de remuer. Je n'ai croiser son regard qu'une fois et encore, je crois que c'était par erreur. Quand il avait ouvert les yeux, il n'avait pas dû s'attendre à ce que je le fixa si intensément.
Sans me regarder, il prend la parole. Ce qu'il m'annonce retourne le couteau dans la plaie.
Et Vlan, prends ça dans ta gueule ma vieille. Là, je devrais lui sortir que je l'aimais encore.
Mais il m'annonça que l'on aurait dû se séparer.
J'attrape mes chaussures, retourne à l'autre bouts de la pièce et commence à les lacer, endiguant une vague venant de mon coeur.
Un grand silence s'ensuit. Plus dramatique que le précédant, qui lui était plus... oppressant.
Je prend sur moi et ouvre la bouche pour la troisième fois. Je lui dis la vérité mais je sens qu'il ne me croit pas. Pourquoi me croirait-il ? Je m'était conduite en parfaite idiote. Salope, même.
" Je n'ai plus confiance en toi. "
Je m'en doutais.
Pause dramatique.
Mon coeur se déchire.
Mes chaussures fraîchement remises me font froid au pied. J'ai envie de pleurer.
"Et si ça continue entre nous, il faudra que je me méfie dès que je ne suis plus là. "
Vlan. Je veux pleurer. Mais ça ne sert à rien.
Tu as autre chose à ajouter pour m'achever ? Non, si ? Ben vas-y, balance.
Tue-moi.
La conversation continue, sur le même ton quel avait commencé. Des mots lâchaient du bout des lèvres. Sans tonalité. Efficaces, rapide et précis pour lui. Maladroit et suppliant pour moi. Tous ceux qu'il me dit se fichent dans mon coeur. Il continue. Je veux partir. Je veux pleurer. Je reste et retiens mes larmes. C'est mon jugement. Je ne peux y déroger. J'assiste à mon procès. Je suis navrée et lamentable. J'ai déjà perdu, a quoi bon ?
Il n'a plus confiance en moi. Il me l'avait donné. Je l'ai lapidé. Je ne suis qu'une petite égoïste narcissique et manipulatrice. Sans compter qu'il doit avoir plus de valeur de d'estime dans un de des doigts que moi toute entière. Je ne suis qu'une petite abrutie.
Le verdict tombe. Sans appel. Je ne me défend même pas. Pourquoi le ferai-je ? Je plaide coupable. Coupable sur toute la ligne.
L'envie de pleurer reviens. Plus forte.
Soudain, alors que je suis au bord du gouffre, je l'entends qu'il se lève. Il m'enlève mon bloc-note et mon stylo des mains, il m'attrape par les doigts, me fait me lever.
J'était complètement perdue, je suis parfaitement paumée.
Il me prend dans ses bras.
" Je veux te faire confiance, je peux ? "
Il me demande de le regarder dans les yeux. Malheureusement, les perles de pluie menaçant au coin de mon regard m'en empêche. Je me réfugie sur son épaule et pleure. Depuis le temps que ça menaçait...
" Je t'aime et je veux pouvoir te faire confiance. "
Non, là, c'était le truc à ne pas dire. Les larmes dégouline et humidifient son épaule.
Surtout que je suis surprise de ce revirement de situation. Je ne sais toujours pas où me mettre. Et je pleure, comme une idiote. Je ne peux pas m'arrêter. Est-ce de soulagement ? Je m'attendais à une fin, une rupture, je me retrouve dans ses bras. Je suis un peu plus soulagée. Et pas des moindres. Je suis dans son étreinte et il me sers. Je me niche.
L'orage est passé. Je suis d'autant plus étonnée que je ne l'attendais pas. Que je ne savais pas qu'il allait en avoir un. Que je ne savais pas qu'un orage se préparait.
En quelque minute, j'ai été écarteler puis soigné.
Ses bras se referment sur moi en un murmure.
" Je t'aime "
Je ne sens pas la lame qui s'enfonce dans mes côtes. Qui transperce mon coeur.
Il me regarde, une violence dans le regard que je ne saisis pas. Pourquoi ?
Pourquoi ?

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Le mot résonne sur les murs et s'effondre avec elle. Son sang parfume encore mes mains. Je n'aurais pas dû la tuer, mais si je la laissais vivante, elle n'aurait jamais été complètement mienne. Ma mienne à moi. Et cette pensée m'est intenable, maintenant elle n'est à personne.
Personne ?
Je regarde son coeur sans vie, son corps encore chaud, les larmes coulant toujours sur son visage, elle semble m'implorer d'une dernière prière. Ne t'inquière pas Ange de mon âme, j'arrive. Ton souhait sera exhaussé. Je me dirige vers mon lit, en soulève le matelat, une arme se découvre. Une arme à feu. J'esquisse un sourire en imaginant la tête de Jérôme. Il devait venir cet après-mide.

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Je marche, dans la rue, il n'y a personne. Le froid hivernale nous a tous surpris et les gens restent chez eux, au chaud. Moi, je me rends chez mon ami, et je ne raterais cela pour rien au monde. Il y aura sans doute elle aussi, ils ne se quittent jamais ses dernier temps.
En me rapprochant de sa maison, un sombre pressentiment me fait accélérer le pas, puis n'y tenant plus je cours, et m'arrête à bout de souffle devant sa porte. Alors que je m'apprête à toquer à la porte, un tir retentit. Une déflagration. Mon geste reste suspendu dans les airs et j'attends sans vouloir me l'avouer, une seconde vague.

Seconde vague qui ne viendra pas. D'après l'enquête de la police, il l'a d'abord tué, elle, au couteau, avant de se suicider, lui, avec le pistolet.

Après toute ses années, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir, à elle. Non mais c'est vrai ça, pourquoi avait-elle besoin de faire courir cette rumeur sur sa prétendu infidélité ? Je connaissais mon ami, il ne la croyait pas capable de mentir. Il l'avait cru. Je vous jure, regarder où ça les a mené ! D'accord, elle avait un cancer en phase terminale et ne voulait pas finir sur un lit d'hôpital. Mais franchement, il y a mieux, comme mort, non ? Mieux que d'être poignardé par l'homme que vous aimez..... Non ?

J'espère que vous êtes heureux au paradis, bande d'enfoiré !


dimanche 6 décembre 2009

Dad.

C'est d'abord une main qui se tends.

Qui vous empêche de tomber.
Qui vous rassure.
Qui vous tiens la votre.
Qui vous guide.


C'est une voix.

Qui vous appelle.
Qui vous gronde.
Qui vous réconforte.
Qui vous explique.

C'est aussi de grandes jambes.

Qui vous entraînent dans de grands pas.
Qui vous amènent là où vous voulez être.
Qui font des promenades.
Qui vous courent après.


C'est des bras.

Qui vous enserrent.
Qui vous enlacent.
Qui vous retiennent.
Qui vous protègent.


C'est également un regard.

Qui peut être noir d'encre.
Qui peut avoir cet éclas de malice.
Qui peut se troubler dans le lointain.
Qui nous observe grandir.


Papa, c'est tout ça.
Une voix.
Un regard.
Des bras.
Des grandes jambes.
Une main.

Mais aussi une présence.
Une présence de toujours,
une présence de tout les jours.

Tu étais, es, seras là.
Toujours.
Pour moi.

Dad.

Bon anniversaire en retard.

dimanche 22 novembre 2009

Un jour spécial.


Aujourd'hui est un jour spécial. Tu es née.
Aujourd'hui est un jour spécial. Il faut le fêter.
Aujourd'hui est un jour spécial. La famille s'est agrandi.
Aujourd'hui est un jour spécial. Tu es arrivée ici.

Je me souviens comme si c'était hier,
Quand on nous a annoncé ton arrivée,
Tu n'étais qu'à l'état embryonnaire,
Mais je commençais déjà à t'aimer.

On sortait de l'école,
Maman, Philémon et Moi.
Tous les trois main dans la main.
Philémon, Maman et Moi.

On était encore que sous le préau,
Quand maman nous l'as annoncé,
Et soudainement au milieu de cette foule,
Tous seul, on s'est retrouvé.

Il paraît que le bonheur rassemble.
Et dans ce flot de gens continue,
On s'est tout les trois retrouvé sur la même île,
Celle du bonheur complet.

J'avais envie de l'hurler au monde entier,
De le crier à la terre entière,
Mais par ce temps nuageux et tristounet,
J'ai garder mon soleil complet.

9 Mois plus tard, tu étais là,
Petite boule de chair chevelue.
Si frêle comment aurais-je pu
savoir que tu prendrais tant de place ?

Tant de place dans mon coeur.
Je t'aimais déjà petite soeur.
Soeur de moi, Soeur à moi.
Je t'aimais déjà.

Tu as grandis et embellis.
Tu as fais des bêtises.
Qui me faisaient rire.
Qui me faisaient crier.

Où sont passés ces années de délices ?
Ces disputes et des heures de jeu interminable ?
Ces fou rires sans queue ni tête ?
Ces pleurs et ces rigolades ?

Tu es là devant moi, tu me souris.
Je te regarde, et je vois,
A quel point moi aussi,
Je t'aime petite soeur.





Bon anniversaire Lou.


jeudi 23 juillet 2009

Les petites choses qui me font redevenir enfant... ( si toutefois j'ai grandis ) 2



1) Les manèges. Je m'en suis rendu compte lors d'une fête foraine, lorsque j'ai remarqué que les chocs des auto-tamponeuses sur mon propre véhicule m'arrachaient dse sourires larges et généreux mal de crâne. Pourquoi ? Parce que, alors que nous grandissons d'année en année, prenant de la force, de l'expérience et de l'âge, certaines choses restent inchangées. Les manèges en font partis. Se ballader dans un Palais des glaces, avoir peur dans une maison hanté ou dans un train fantôme ( ou bien en rire, celon l'âge ), tourner en rond sur un Caroussel, et j'en passe et des meilleurs, tout cela n'est qu'un vase communiquant ouvert à bien d'autre souvenirs, récents.. ou pas. Entrer dans ses attractions c'est comme retrouver un fil d'Arianne, qui nous amène dans un endroit de notre coeur, resté enfant.

2) L'anniversaire. Jour magique où tout commença, notre anniversaire est certainement le jour le plus prompt à nous entraîner dans les méandres de notre mémoire. Puisque ce jour nous amène à nous souvenir des fêtes précédantes, par des comparaisons, des similitudes, des "déjà-vus", ou autre. Et de fil en aiguille, on peut remonter loin, très loin. Et malgré la bougie supplémentaire qui trône sur le gateau tous les ans, on garde la même lueur d'amusement, la même étincelle de jeunesse qui s'illumine au tréfond de notre regard, lorsqu'il s'agit de les éteindre toutes, d'un seul coup, pour pouvoir faire un voeu qui se réalisera, celon une superstition à laquelle on croit pour se raccrocher à quelque chose, mais sans y croire vraiment. Ajouter à cela l'ambiance des flammes scintillant dans le noir, en plus de cette volonté de croire en quelque chose, comme un rêves brillant dans ces lumières vacillante, un rêve oublié, traînant par là, et vous aurez un pont parfait pour l'enfance.. Même pas besoin de machine à remonter le temps.

3) Les cerfs-volants. Grandes Toiles planant là-haut, dans le ciel - comme un désir inaccessible, qui sait - les cerfs-volants font partis de ses choses immuables qui donnent l'impression d'avoir toujours existés et qui existeront toujours. Mais peut-être nous font-ils rajeunir parce qu'il nous rappelle nos rêves enfantin. Qui n'as jamais voulu voler dans cette immensité bleu, libre de tout soucis, libre... tout simplement. Le cerf-volant, vole, sans autre attache que ses deux ficelles que vous tenez dans vos mains. Il plane sur les courants, fait des pointes de vitesse sous vos indications, que vous soyez petit ou grand. Vous vous rappelez sans doute vos premiers essaies catastrophiques dans les mains de votre père, votre frère, lorsque celui-ci se tenant derrière vous, vous donnez bons conseils, et parfois, ordre jappés quand la toile s'écrasait au sol. Et voilà, vous souriez, partis dans votre passé les yeux dans le vague. Un bruit sourd vous remonte à la surface du présent, l'engin s'est scratchait au sol, devant le regard consterné de vos enfants, vous souriez alors en excuse... sans rien expliquer, comment vos enfants pourraient comprendre ?


Pour Infante.

Déjà pour ceux qui ne connaisse pas ma famille, Infante est le nom de la jument de ma mère morte cet année à l'âge de 34 ans.

Elle a toujours été là. Aussi loin que remontent mes souvenirs. Toujours. Et elle semblait figée dans le temps. Forteresse immuable. Rocher inébranlable. Guerrière invincible. Elle faisait preuve d'une grande intelligence qui m'amenais à penser qu'elle comprenait tout et qu'elle me jaugeait d'un oeil rieur, moi, pauvre humaine maladroite et fragile, sur mes deux jambes. Ou alors, elle me clouait sur place avec un regard nuit serein et éternel. Quand on venait la voir, elle se précipitait à notre rencontre. Vêtue d'une robe noire. Noir a toujours été la couleur triste, la couleur corbeau, la couleur du malheur, mais sur elle, c'était un noir profond. Tellement noir qu'il en était multicolore. Tellement noir qu'il en brillait. Noir d'espoir. Noir de joie. Elle nous regardait venir en nous pressant de sa voix joyeuse. Elle nous suivait des yeux, piaffant d'impatience et quand on arrivait enfin à sa hauteur, on devinait la liesse dans son regard. Elle a toujours été contente de nous voir. Chacune de nos visites annonçait un bonheur nouveau. Elle nous aimait. J'en suis sûre. Comment expliquer autrement sa gentillesse à notre égard, son calme et sa sérénité alors qu'on l'embêtait de toute sorte de manière ? Comment expliquer ses câlins et caresses à sa manière ? Je me souviens, quand on la grattait... Quand on lui apportait des carottes... C'est difficile de ne plus la voir. De voir cet enclos vide de sa présence. La Grande Dame n'est plus. Mais est-t-elle vraiment partie ? Elle vit en moi. En ma mère. En ma famille. En sa famille. Elle habite nos souvenirs et vit dans nos mémoires. Elle ne mourra vraiment que quand personne ne sera plus là pour penser à elle. Amuse-toi bien dans les prairies vertes de cet au-delà que l'on ne connaît pas mon amie. Je ne t'oublierais pas, Infante.

Souffrance pour le néant d'un départ.
Fin et Commencement.
Mort et Renaissance.


mercredi 15 juillet 2009

Les petites choses qui me font redevenir enfant... ( si toutefois j'ai grandis )


1) La neige... cette imensité blanche qui recouvre tout comme pour délavé la terre de sa saleté. Cette immensité blanche qui nous entraîne dans d'interminable partie de bataille de boule de neige et dans des constructions pharaoniques de bonhomme de neige aux nez-carotte.

2) Les feux d'artifices. Des illuminations éphémères qui arrivent à vous arracher des sourires béats qui n'avait pas éclairer votre face depuis que vous avez arrêtez de croire au père Noël. Pourquoi ? Comment ? On ne sais pas. Mais on ne peut pas s'empêcher de s'extasier sur " la belle rouge " ou " la belle bleue " , comme sis ces fleurs d'un temps, ces éclats fragiles ouvraient de courte brèches en nous. Des brèches donnant sur une enfance trop vite passée.

3) Jouer à trap-trap avec les vagues au bords de la mer. Comment expliquer les sensations qui vous saisissent lorsque le sable humide roule sous vos pieds ; ou quand, courant pour éciter une vague, sa fraîcheur vous surprends au niveau des chevilles. Etre le plus rapide, ou être le plus humide, tel est la question...

4) Quand le vent vous tient. Parce que personne ( ou presque ) n'a résisté à écarter les bras en croix, au sommet d'une falaise juste pour voir si le vent vous porte. Et là, encore une satisfaction et un plaisir personnel sans limite. Le vent dans vos cheveux, cette brise qui vous fouette le visage. Une sensation inégalable qui vous arrache un sourire rivalisant avec celui que vous arborrer devant votre met favori.

5) Les châteaux de sable. En famille ou en solitaire, les constructions de bord de mer qui fleurissent tous les ans restent un des plaisirs qui replongent les adultes dans le monde de l'enfance. Petit ou grand, tous le monde met la main à la pâte avec la même ardeur, la même persévérance, le même bonheur, et quand le chef-d'oeuvre est enfin terminé - piramide, château, fort, animal, tunnel - la même satisfaction de le voir finis, de voir que le jeu en valait la chandelle. La deuxième étapes ? Regarder, l'oeuvre se casser au fil de la marée et du flot continue des vagues écumeuses.

lundi 6 juillet 2009

Re les gens !

Il y a maintenant un moi que je suis rentrée chez moi, en France. Un moi. Et cette impression de n'être jamais parti qui ne me quitte pas. Vous savez, la métaphore que j'utilise le plus souvent, et à juste titre, pour expliquer ce qui m'arrive, c'est : 

" J'avais peur que sans moi ma famille se soit réorganisé autour de la table, et que je doive batailler pour récupérer ma place. Or là, ils ont juste laissé la chaise vide. " 

Et c'est tout à fait vrai. J'ai juste eu à m'asseoir et me voilà de novueau réintégré. Bon bien sur, il y a le décalage horraire qui vous embête pendant au moins une semaine, mais vous vous en moquez un peu. Vous avez retrouvé votre famille, vos repères, vos plaisirs quotidiens et maisonnale. Je me suis, entre autre, remis à la cuisine ( dont je dois poster certaine recette ) au jardinage et... au surveillage de frères et soeur. Les brocantes et le ciné sont re-rentrés dans mes habitudes hebdomadaires. Les fous rires familliaux ont repris leur mauvaise habitudes de m'étouffer et je me suis promis de noter toute nos phrases stupides, mais spirituelles ( ça vole pas trop haut, faut dire ) dans un petit carnet spécial.

Donc voilà je suis rentrée...
Mais, étais-je vraiment partie ?